Par la présente, je fonde le Front du refus des Téléfilms Pourris.
Comment reconnaître un téléfilm pourri ?

- Chaque épisode comporte plusieurs intrigues intra-épisode (le cambriolage du boucher, le hold-up de la poste, le clochard en garde à vue) et un fil narratif qui concerne les personnages récurrents : les ennuis conjugaux du commissaire, le gardien de la paix qui qui boit un peu pendant les heures de service…
- C’est filmé en vidéo et c’est à peine mieux éclairé qu’un reportage du JT. La lumière ne « dit » rien, ne participe pas à l’histoire.
- Les comédiens jouent comme s’ils avaient un quota européen de scènes à tourner dans la journée
- Les comédiens ne sont pas des stars internationales, ni des bêtes de théâtre ni les deux.
- Le scénario inclut courtoisement l’un ou l’autre thèmes de société directement puisé dans un dossier « société » du Nouvel Obs’.
- Le scénario exclut courtoisement toute surprise et tout gros suspense. Les personnages sont ce qu’ils ont l’air d’être sans retournement de situation. Tout se passe comme si le scénariste avait en bas à gauche de son écran un post-it qui lui rappelle la règle du frigo : le téléspectateur doit pouvoir aller se chercher une Chimay ou une Cara Pils frâiche au frigo sans perdre le fil.

La vie moderne offre des mystères insondables parmi lesquels le succès de Damien Saez malgré le fait que son public parle a priori la langue dans laquelle les paroles sont rédigées. Cette langue s’appelle bien sûr le SMS.
Autre mystère : le compteur de bytes sur la page d’accueil de Gmail. Ce compteur, c’est comme la lumière du frigo : aucun moyen de savoir s’il fonctionne en notre absence.

Tu souhaites une adresse mail permettant de stocker 2 Gigas et une raouette, ça tombe bien j’ai un carton d’ invitations qui fraîchissent au frigo…
Amis hexagoniens, amies héxagoniennes, il vous faut voter oui. Pourquoi ? Parce qu’en cas de “non”, on peut craindre une diminution du nombre de fonctionnaires européens dans ma rue. Pas envie de perdre mes voisins de tous les pays parmi lesquels les propriétaires du chat qui vit chez moi en demi-pension.
Nombril-du-mondiens, Nombril-du-mondiennes, au référendum sur la constitution européenne, il vous faut voter non . Pourquoi ? Parce que les loyers sont bien assez chers comme ça ici et que ça bouchonne au rond-point Schumann quand je veux aller au centre-ville en passant par la rue de la Loi.
Votre choix est éclairé maintenant ?
Qu’est-ce que je retiendrai de ce dimanche d’avril ?
Que j’ai été figurant sur un tournage (des images qui seront projetées lors d’un spectacle prochainement dans cette salle) ?
Ou que j’ai passé un dimanche à la ferme à avaler des Madeleines de Marcel par fournées entières ? Avoir des souvenirs de ferme, de veaux, de cochons, d’étable et d’ odeurs de foin, ça devrait être obligatoire.
L’actualité en ce moment c’est une Perfect Storm médiatique. Les rédacteurs en chef doivent n’en plus dormir : avec quoi faire l’ouverture du journal télévisé de 20 heures de ce dimanche, avec quoi faire la couverture des hebdomadaires qui sortent le lundi ? Y a -t- il en ce bas monde assez de PD-150 et de betacam plus ou moins numériques pour couvrir ces 3 événements ?
En temps ordinaire, un deuil dans la capitale de l’offshore banking, des domiciliations de société et autres casinos ferait fort bien l’affaire.
En temps ordinaire, un mariage princier ferait parfaitement l’affaire.
En temps ordinaire, un deuil papal ferait plus que parfaitement l’affaire.
Donner la préférence à Rainier, c’est se mettre un milliard de catholique à dos (ça fait mal aux lombaires).
Donner la préférence au pape, c’est prendre le risque de lasser son public.
Donner la préférence aux amours adultères en voie de régularisation dans les familles dysfonctionnelles et néammoins règnantes (pléonasme ?), c’est courir le risque de se fâcher avec les pilotes de formule un et/ou les ex-amants de Stéphanie et de Caroline.
Bref, la seule solution c’est le compromis. La solution c’st titrer : « Incident diplomatique sauce polognaise : Rainier et le pape snobent le mariage de Charles et Camilla. »

Comme précédemment, le but du jeu, somptueuse lectrice, intelligent lecteur, est d’imaginer une légende appropriée pour l’image ci-dessus.

La scène se déroule dans une administration, de part et d’autre d’un hygiaphone.
- Moi : voici ma carte d’identité qui n’est plus valide, j’ai besoin d’une attestation de perte de ma carte d’identité
- Lui : je ne peux pas vous donner une attestation de perte puisque vous avez une carte d’identité
- Moi : oui mais elle n’est plus valable, j’ai besoin d’un document valide qui atteste de mon identité
- Lui : Je ne peux pas vous donner une attestation puisque…
etc, etc, etc.
Je dis donc au passage au revoir à un bout de carton plastifié qui m’a accompagné depuis mon arrivée dans la capitale il y a 10 ans et qui m’a accompagné dans bien des aventures, positives pour la plupart. Je ne peux souhaiter qu’une seule chose : évoluer autant et aussi bien dans les 10 prochaines années.
LaJulie, dis-lui oui !
(C’est un nouveau concept, que je baptise distributed persuading. )
Edit : La réponse à la question “comment ouvrir une bière avec un briquet” se trouve ici.
La question de Barnabé - episode 1.

Barnabé a écouté Miossec en boucle. Surtout la chanson Les Bières Aujourd’hui S’Ouvrent Manuellement.
Tu m’as dit que je devrais même ouvrir une bière
Tu me l’avais pas dit depuis si longtemps
Que je ne savais même plus comment il fallait faire
Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement
Barnabé se demande quelle sont les méthodes pour ouvrir une bouteille de bière fermée par une capsule (à part un décapsuleur bien sûr…).
Parmi les méthodes que Barnabé a déjà recensé y a le rebord du bac de bière, la serrure de la porte, le briquet…
Quelles autres méthodes vas-tu enseigner à Barnabé, gentil ami lecteur, belle amie lectrice ?
Par un piston incroyable (le cousin du neveu du beau-frère de votre meilleur ami est le médecin personnel du pape), vous avez le droit de le saluer alors qu’il est sur le point de partir les pieds devant pour un monde qu’on dit meilleur.
Comme vous n’êtes ni cardinal, ni polonais, vous n’avez droit qu’à un mot.
Lequel ?
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