Archive for janvier, 2006

Pour la première fois depuis 1988, la RTBF produit une série de fiction. L’accueil semble plutôt frais. Pourtant, en cherchant bien, on peut trouver 7 raisons d’aimer Septième Ciel Belgique…
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De tous les feuilletons situés à Tournai dans un magazine d’astrologie et featuring une actrice à pseudonyme de cathédrale, Septième Ciel Belgique est le meilleur de tous les temps !
- Septième Ciel Belgique donne bonne conscience au spectateur qui zappe accidentellement sur AB3 ou AB4 après 22h30 : il compare le jeu des acteurs pour voir si c’est tellement pire que ça.
- Septième Ciel Belgique n’a pas été testé sur des animaux (ni sur des téléspectateurs).
- La chanson du générique est la meilleure excuse pour ressortir les vieilles blagues sur la différence entre Maurane et un éléphant de mer.
- Contrairement à Starsky et Hutch ou Chapeau melon et bottes de cuir, on devrait éviter une adaptation de Septième Ciel Belgique au grand écran.
- La science s’est longtemps demandée combien de temps il faudrait à une infinité de chimpanzés dotés d’une infinité de machines à écrire pur produire l’intégrale de Shakespeare. Septième Ciel Belgique est visiblement une retombée de ce programme de recherche fondamentale.
- Si par hasard Septième Ciel Belgique devenait un succès d’audience, RTL-TVi se sentirait moralement obligé de produire une deuxième saison de la Star Ac’ belge. Citoyens : tous devant la RTBF ce mardi soir !
Début janvier, gonflé de bonnes impulsions et de bonnes résolutions, je décide notamment de me tourner un peu plus vers le monde extérieur, de m’intéresser à ce qui se passe un peu partout sur cette planète. Bref : je décide de rejoindre les rangs des abonnés à Courrier International.
Je ne savais pas que c’était un club aussi select.
Première tentative : acheter un numéro chez ma fidèle libraire, remplir une carte postale nantie des informations demandées et attendre… une réponse qui ne vient pas.

J’ai en ma possession un deuxième exemplaire de la carte postale sur lequel figure un numéro de téléphone. Après plusieurs tentatives, quelqu’un décroche et se propose de m’envoyer un courrier postal auquel je n’aurai qu’à répondre pour devenir un abonné de Courrier International.
C’était quoi… le 10 janvier ? Le 12 peut-être ? Nous sommes le 29. Toujours rien dans ma boîte.
Les options qui se présentent à moi (acheter mon numéro chaque semaine est exclu) sont :
- me rendre sur place et négocier en chair et en chèque;
- démarrer une pétition en ligne;
- donner un second coup de fil;
- entamer une grève de la faim dans le hall de l’immeuble;
- larguer une caisse de billets de 500 euros sur le bureau de la réceptionniste, racheter la boite et exiger de recevoir un exemplaire avec un signe distrinctif comme l’exemplaire du Times envoyé à la Reine dans le temps jadis (note to self : penser à me procurer une caisse de billets de 500 euros);
- pirater le serveur pour m’ajouter ni vu ni connu dans la base de données des abonnés. (note to self : apprendre à hacker un serveur).
Si les initiales de la réponse ne sont pas “DTC”, où habites-tu lecteur, lectrice ?
Voici une jolie carte sur laquelle tu vas pouvoir te situer avec une précision chirurgicale.
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Depuis qu’elle a fermé sa pension de famille à Houlgate, m’ame Rossignol s’est reconvertie dans la peste (et dans le choléra). Et la clientèle, pourtant distinguée, souffre d’alopécie auto-infligée à chaque fois qu’elle se lance dans la rédaction d’un texte qui doit…
- respecter une consigne thématique
- respecter une contrainte secrète
- envoyer l’opposition aux fraises.
C’est comme le Paris-Dakar des blogueurs sauf qu’il n’y a pas de logos publicitaires collés sur les portières. Et les gamins peuvent se jeter sous nos disques durs en toute sécurité pendant la traversée des villages, a priori on n’en écrasera que si la contrainte ou la consigne secrète nous le demande…
Lecteur perspicace, lectrice à l’oeil du tigre, sauras-tu trouver sous quel pseudonyme je prends part à une partie de ping-pong littéraro-oulibloguesque ma foi de très haute tenue ?
Parce que ça faisait longtemps, l’actualité de The Answer to Life, the Universe, and Everything
Bibby réussit la bagatelle de 42 points… Le Clemenceau, promis à la destruction après 42 ans de bons et loyaux services….Saisie de 42 kilogrammes de kif traité en deux jours à Mascara et El Tarf … 42% des Français souhaitent que Ségolène Royal soit la candidate du PS à la présidentielle … Un Français restitue une relique 42 ans après l’avoir volée en Norvège
(disclaimer : le titre de ce post est une gracieuseté de la maison Géradon. La maison Géradon a un roman actuellement en vente. Je dis ça…)
A l’occasion de la semaine belge qui s’ouvre quelque part sur la blogosphère, voici l’occasion de redresser une vérité historique occultée par le grand complot britanno-caféique. Cette vérité historique concerne la boisson la plus consommée dans le monde : le thé.
Le thé n’est pas du tout une invention britannique. Le thé est une invention belge. Le thé est même la boisson nationale belge. On ne le sait que trop peu.
La preuve en image :

Le thé est récolté en Hesbaye dans la Région de Ceijlaan ou dans le Condroz (sur les collines de Darjeelinck). Il est mis en boîte après un passage par les sèchoirs à thé de Wépion (thé vert) ou de Tirlemont (thé noir). Le thé est commercialisé par de nombreux établissements comme par exemple la maison Twijninckx. Les variétés les plus appréciées sont l’Earl Grijs, le Prince of Waals, et le Braakfeest (servi les jours de fêtes).
A Dinant, le thé se sert avec une couque, à Bruxelles avec une gaufre, à Liége avec un lacquement (mais uniquement en octobre).
Une décision arbitraire de mon câblo-distributeur a retiré depuis quelques semaines de mon téléviseur la possibilité de regarder les programmes tantôt cryptés tantôt en clair de l’ancienne déclinaison belge de Canal Plus rebaptisée BeTV il y a un peu plus d’un an. Force m’est de constater que la vie ne s’est pas arrêté pour autant. La planète continue de tourner dans le sens de ses aiguilles. L’air continue d’être de moins en moins respirable. Le salon de l’auto continue de se produire les lendemains des jours pendant lesquels le ring a été geparalyseerd. Brefle : obladi oblada.
Quels sont les programmes de BeTV/Canal + que je regrette et quels sont ceux étiquetés : « couldn’t care less » ?
- Mes regrets (Ne crains rien de moi je ne troublerai pas/Ton bonheur qui commence où finit ma joie)

Fini les Guignols de l’info. Fini de me faire contaminer par des bouts de phrase qui deviendraient à la mode. Fini de recevoir des chewing-gums verbaux qui mettent plusieurs semaine ou plusieurs mois à perdre leur goût. Fini de suivre l’actualité par ce prisme parfois déformant parfois lucide. Heureusement qu’il me reste Jon Stewart et son Daily Show. Plus possible pour moi de savoir si les Guignols sont encore frais, encore mordants ou si en 2006 l’autocomplaisance et le poids des ans (putain, 17 ans ?) les rongent de l’intérieur.
Fini de voir les insolences de Stéphane Guillon et les skteches gentiment surréalistes de Stéphane Custers (qui est plus belge que Johnny Halliday) chez Stéphane Bern. Les véroniques et les autres passes de muletas de Guillon ne ressuscitent pas Desproges mais ça change des torrents de guimauve qu’on voit ailleurs.
Fini le Vrai journal. Fini la seule émission d’opinon et d’information du PAF. Fini de regarder depuis le balcon la vie politique française qui sera tellement divertissante pendant la campagne présidentielle. Mais je ne regrette pas l’once d’un instant les séquences qui sentent la chaussette comme le Bidule par exemple.
Fini les invités ciné/roman/théâtre/chanson/musique/rap en service avant-vente et les « bons clients » qui font leur numéro (à Rotterdam ou à Rio) chez Michel Denisot les soirs de la semaine. Fini la minute blonde. Fini les séquences gadgets qui croustillent sous la pupille (le journal people, le buzzomètre, etc.)
Fini le magazine consacré aux médias et présenté par la blonde de service. Fini en particulier les potins et indiscrétions.
Le zapping : il va falloir que je pitonne moi-même.
- Couldn’t Care Less (ni fleurs, ni couronne)
Pas de larmes en ce qui concerne Give me 5. Les milliardaires en short qui mettent la main au panier ne m’interpellent pas au niveau du vécu.
The Apprentice et les autres téléréalités transatlantiques. J’ai essayé très fort de m’intéresser à une bande de jeunes gens et de jeunes filles qui voulaient tous devenir Bruce Willis à la place de Tom Cruise. Sans succès.
Bref, fini de bénéficier des dernières lueurs du parisianisme éclairé tel qu’on l’a manufacturé pendant quelques années quai André Citroën. La prose de Laurent Chalumeau, même déformée par une chambre d’échos et diluée par les années ne sort plus de mon téléviseur.
Y a -t- il des clients dans la salle pour une pétition destinée à UPC ?





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