Archive for avril, 2006

Welcome to the pleasure blog !

welcome !

Un grand bonjour ensoleillé depuis le mariage de mon frère aux auditrices et aux auditeurs de Pure FM (merci Cedric !) qui passent un clic par ici avant de prendre une douche, de mettre leur t-shirt lafraise.com du samedi soir et d’aller saluer en habitués le portier qui jouxte l’entrée du Dirty Dancing.

Entrez donc et visitez ce blog à votre aise.

A gauche de ce post sous l’intitulé “Catégories”, vous trouverez - en comptant celui - 664 “posts” triés pas catégories. La catégorie “googleries” qui a son petit succès reprend les mots clefs que de vrais internautes ont utilisé pour arriver ici. Promis. Parole de scout.

Dans les chantiers en cours, il y a l’abécédaire que je compte terminer (et proposer à des éditeurs). Les Bruxellois trouveront nonante-neuf photos de leur ville. Et pour les fragments biographiques de mon existence dirigez-vous d’un clic hardi vers “autobio-logfile“. (rien qu’à en relire certains, j’ai les souvenirs qui reviennent au grand galop).

En-dessous, de chaque post, vous trouverez de quoi laisser un commentaire ou de quoi m’envoyer un mail. N’hésitez pas à réagir, j’adore ça !

Le choix du livre de Sophie

Pendant que Dan Brown choisit son smoking pour la première “red-carpet” du film tiré de son livre, dans une ville du Hainaut qui a tenu à garder l’anonymat, un autre best-seller avance patiemment vers sa conclusion :

  • Somebaudy: comment va le book ?
  • sophie : il avance
  • sophie : page 103
  • Somebaudy: c’est le maitre d’hotel qui est le coupable ?
  • sophie : oui
  • sophie : le colonel moutarde était en congé
  • Somebaudy: je peux blogger cette information ?
  • sophie : oui

Quelque part dans une imprimerie, des rotatives innocentes se préparent à chauffer. Les libraires ne le savent pas encore mais ils vont bientôt empiler des palettes entières du blogo-livre de Sophie. Et dire qu’elle vient de dévoiler le fin mot de l’intrigue sur un réseau de messagerie instantanée.

ça fait 18 ans ce 18 avril

oups - sorry pour le hotlinking

Putain ! 18 ans ! 18 ans depuis Pierre Desproges est mort d’un cancer. Étonnant, non? . Quand j’entend parler de la Star Ac’, quand un homme politique français ouvre la bouche, quand la sortie d’un film français avec en vedettte quelqu’un qui a commencé à la télé envoie ses grenades promotionnelles à décervelation rapide dans ma direction, je regrette plus que jamais qu’il se soit absenté pour quelques temps.

Mais là, Pierre (vous permettez que je vous appelle Pierre ?) il serait temps que le procureur du tribunal des flagrants délires reviennent à l’antenne prononcer quelques réquisitoires.

Pierre, revenez ! On ne rit plus là…

Mission Possible n°1

C’est vraiment pour faire plaisir à Franky hein…

En tant que fan de multiumedia pour economiser de l’electricite, j’irais jouer sur ce site.

Fragment d’une 21flostreet

Entre deux tenues camouflages, trois bérets, une serial emballeuse, une transmission d’énergie et une offre de cours sur un code de la route dans lequel trop de feu verts ne sont pas forcément un bon signe, cette observation dans laquelle la Génération X se reconnaîtra :

Nena qui chante en anglais ninety-nine red balloons au lieu neunundneunzig luftballons c’est comme le coca light et le vrai coca.

Coiffure d’hier, tendances d’aujourd’hui (9/12)

Miranda : un vrai miracle ! Mesdemoiselles, mesdmaes, pour ête jeune, pour être mode, exigez Miranda !

Miranda port eune coiffure sexy, Miranda porte une coiffure branchée, Miranda porte une coiffure à la mode… Miranda porte la coiffure parfaite !

coiffure

coiffure

liens del.icio.us du 15 avril 2006

Barbès-Rochechouart : Police Judiciaire

INT. - Salle d’audience – Jour

Il y a environ 40 minutes que la grosse voix de baryton a fait son traditionnel et pavlovien

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté par deux groupes distincts, mais d’égale importance. La police, qui enquête sur les crimes, et le procureur, qui poursuit les criminels. Voici leurs histoires.(*).

Là on est après la coupure de pub, au moment du procès.

Avant la coupure pub, l’avocat de la défense, Maître de la Courbevoie a pris le risque d’appeler l’accusé comme témoin. Et là le procureur, pardon, le district attorney, cravate club, costume gris, tourne autour du box comme Bruce autour de l’Orca.

Jean-Pierre Jeunet est dans le box des témoins.

Le district attorney :

Monsieur Jeunet, les personnes qui composent ce jury sont-elles des imbéciles ?

Jean-Pierre Jeunet jette un coup d’oeil à son avocat qui fait frénétiquement “non” de la tête.

Jean-Pierre Jeunet :

Heu… non…

Le district attorney :

Monsieur Jeunet, êtes-vous spécialisé dans les films destinés aux hôpitaux psychiatriques ou à des institutions spécialisées dans le traitement de personnes à difficulté de compréhension ?

Jean-Pierre Jeunet :

Pas… Pas que je sache.

Le district attorney :

Monsieur Jeunet, n’est-il pas exact que chaque étape narrative d’Amélie Poulain est soulignée au stabilo par votre direction photo, orchestrée façon gros sabots par la musique de Yann Tiersen et que pour les cons et les mal comprenants vous rajoutez encore quelques effets spéciaux pour être sûr que le public comprenne sans devoir réfléchir. Monsieur Jeunet, n’est-il pas vrai que vous opérez une prise d’otage des émotions de votre public sans lui laisser la possibilité d’éprouver ce qu’il est libre d’éprouver ?

Jean-Pierre Jeunet :

On peut sûrement voir les choses comme ça, mais tous les goûts sont dans la…

Le district attorney :

No further question.

Le juge se donne un coup d’éventail et soupire.

Le juge :

le ministère public souhaite -t- il appeler un autre témoin ?

Le district attorney :

Le ministère public appelle Jean Teulé.

L’avocat de la défense :
(soudain très pâle)

Mais je… ce témoin n’est pas…

Le district attorney :

Nous montrerons que ce témoin est capital pour le procès…

Une grande perche blonde quinquagénaire et bouclée dégingande rêveusement jusqu’au box.

Le district attorney :

Monsieur Teulé, n’est-il pas exact que vous avez collaboré à Nulle Part Ailleurs, une émission de Canal Plus et avant cela à la regrettée Assiette Anglaise servie par Bernard Rapp?

Jean Teulé :

Ben oui. C’est même marqué sur ma fiche wikipedia.

Le district attorney :

N’est-il pas exact que vous avez présenté dans le cadre de l’une de ces émissions une séquence sur un réparateur de photomaton qui laisse traîner des photos de lui partout dans Paris ?

Jean Teulé :

C’est exact

Le district attorney :

Monsieur Teulé, avez-vous collaboré au scénario d’Amélie Poulain ?

Jean Teulé :

Ben… non.

Le district attorney :

no further question.

L’avocat :

Pas de questions votre honneur.

Le juge :

Le ministère public a -t- il un dernier témoin avant les plaidoiries ?

Le district attorney :

Oui votre honneur. J’appelle Frédéric Maysonnave.

L’avocat regarde son client qui hausse les épaules en faisant une moue qui veut dire “qui ?”

Un geek frenchy en t-shirt lafraise.com fait son entrée dans la salle.

Il prête le serment et s’assied.

Le district attorney :

Vous vous appelez Frédéric Maysonnave, vous possédez un ordinateur et une connexion à Internet que vous utilisez pour vous connecter à un newsgroup intitulé fr.rec.cinema.discussion c’est bien exact ?

Frédéric Maysonnave :

Heu… yes… je veux dire oui.

Le district attorney :

On est dans un post francophone ici.

Frédéric Maysonnave :

O.K.

Le district attorney :

Monsieur Maysonnave, est-il exact que le 10 mai 2001, vous avez écrit sur ce newsgroup, je vous cite
C’est comme l’histoire du nain de jardin volé, et pris en photo avec les décors de différents lieux dans le monde. Une telle histoire s’est produite en Nouvelle-Zélande il y a quelques années: un nain de jardin avait été volé à son propriétaire, lequel a encuite reçu pendant 1 an des photos de son nain devant différents monuments. Le nain lui avait été restitué 1 an après, après avoir vraiment fait le tour du monde.

Frédéric Maysonnave :

Heu… Oui…

Le district attorney :

No further question.

L’avocat de la défense sort un macbook pro wifi et tape sur le clavier.

Le juge :

Quelque chose à ajouter maître de la Courbevoie ?

L’avocat :

Heu rien pour l’instant. Je me réserve le droit de poster un commentaire sur ce blog votre honneur !

Le juge :

N’oubliez pas d’employer une adresse e-mail valide cette fois-ci.

INT. - Salle d’audience – Jour

Le district attorney fait son Jean Gabin devant le jury ou plutôt devant les jurées.

Le district attorney :

Mesdames, mesdemoiselles vous êtes ici pour décider si les Anne-Lise, les Barbara, les caroline, les Donatienne , les Emilie, les Francine, les Gabrielle, les Henriette, les Ingrid, les Josiane, les Kathy, les Lola, les Marie-Line, les Noémie, les Orelie, les Petunia, les Rose, les Sylviane, les Thèrèse, les Ursula, les Vanessa, les Wanda, les Xavière, les Yanni, les Zoé du monde entier qui ont traîné leurs boyfriends dans les salles de cinéma, qui ont acheté le DVD en édition normale et en édition spéciale coffret, qui se sont fait offrir le CD avec la bande originale ont acheté une oeuvre originale et intellectuellement honnête, ou bien si vous heu… elles ont donné leur argent à un réalisateur qui pense que vous avez besoin d’être prise par la main pour traverser un piétonnier, si la personne que vous voyez ici (geste vers l’accusé) n’a pas hésité à “emprunter” ses idées les plus originales à autrui.

FADE TO :

INT – Couloir palais de justice – Jour

Le district attorney vide un gobelet de café sur un banc.

La suave assistante du District attorney, mèches blondes, cigarette Aldi à la main, sort de la salle d’audience. Elle n’a pas l’air d’avoir très bien dormi.

L’assistante :

le verdict vient d’être rendu …

Le district attorney :

Déjà ? Bon ou mauvais ?

L’assistante :

Mieux que ça !

FADE OUT

THE END

(*) “In the criminal justice system, the people are represented by two separate yet equally important groups: the police, who investigate crime; and the district attorneys, who prosecute the offenders. These are their stories. “

liens del.icio.us du 14 avril 2006

Allez en P

P comme Partir

Pour les ingénieurs du son, le P c’est l’ennemi. Pour les membranes des micros, le P c’est l’ennemi (surtout pour ceux d’entre nous, plus nombreux qu’on ne pourrait croire, dont le papa est pompier à Perpignan). Faire un P c’est produire un vent buccal classé 12 sur l’échelle de bouche-fort. C’est l’équivalent de tremper son pouce dans l’encre au lieu de poser sur le papier un paraphe particulièrement professionnel.

Pouah ! Me direz-vous ? Précisément. Cet oxygène et cet azote sont l’objet d’une forward propelling directionality si redoutable qu’on blinde les instruments de prise de son du monde entier dans de seyants bonnets en acrylique sauvage portant ou le nom le logo d’un institut de phonographie ou de radio- ou télé-diffusion.

Partir pour pondre un P : plutôt facile. Pratiquer une arabesque aérienne avant de plonger vers le sol ou bien planter sa plume et partir à la verticale pour finir par un nuage élégant.

Les mots du P sont pénétrants, personnalisés, paranormaux, paranoïaques bref pas des poètes penchés sur des pâquerettes en papier paraffiné. Le paradis se trouve dans le chapitre P du dictionnaire. Lecteur, lectrice, quel mot commençant par P te propulse presto dans un pâturage paradisiaque ?

P.S. Bon week-end, Pascal !