
Pour les ingénieurs du son, le P c’est l’ennemi. Pour les membranes des micros, le P c’est l’ennemi (surtout pour ceux d’entre nous, plus nombreux qu’on ne pourrait croire, dont le papa est pompier à Perpignan). Faire un P c’est produire un vent buccal classé 12 sur l’échelle de bouche-fort. C’est l’équivalent de tremper son pouce dans l’encre au lieu de poser sur le papier un paraphe particulièrement professionnel.
Pouah ! Me direz-vous ? Précisément. Cet oxygène et cet azote sont l’objet d’une forward propelling directionality si redoutable qu’on blinde les instruments de prise de son du monde entier dans de seyants bonnets en acrylique sauvage portant ou le nom le logo d’un institut de phonographie ou de radio- ou télé-diffusion.
Partir pour pondre un P : plutôt facile. Pratiquer une arabesque aérienne avant de plonger vers le sol ou bien planter sa plume et partir à la verticale pour finir par un nuage élégant.
Les mots du P sont pénétrants, personnalisés, paranormaux, paranoïaques bref pas des poètes penchés sur des pâquerettes en papier paraffiné. Le paradis se trouve dans le chapitre P du dictionnaire. Lecteur, lectrice, quel mot commençant par P te propulse presto dans un pâturage paradisiaque ?
P.S. Bon week-end, Pascal !
On this day..
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