by Baudouin Van Humbeeck on 30 septembre 2006

Pas étonnant que cette lettre soit l’initiale des vivats, de la victoire… Tracer un V c’est partir de l’Olympe, connaître le doute, la gravité, la pente qui glisse, et dans le second acte redresse la situation et terminer par un feu d’artifice qui s’envole vers l’infini de la voie lactée.
Cette lettre a eu son fan-club pendant la seconde guerre mondiale. Le président du club était un monsieur Churchill qui ne manquait jamais une occasion de montrer l’exemple.

Attention, dans certains pays de type anglo-saxons le même geste que monsieur Churchill mais avec la paume de la main vers soi risque de déclencher vindicte et vomito negro.
Prononcer cette consonne fricative labio-dentale voisée, c’est poser les dents du dessus sur la lèvre du dessous, faire vibrer ses cordes vocales et laisser faire la nature.
Les mots du V sont vaillants : ils n’ont pas peur de faire la vaisselle, d’aller voter en vélo. Ils vibrent pour des victuailles voluptueuses, ils vagabondent de valériane en valhalla, ils font valser les vaguemestres avec les vanity-cases,ils apportent de la variété dans un monde de vaurien,ils se font verbe, ils se font vénérer,sous un vernis vitreux. C’est voulu, ils volent d’un volcan vorace en volières vides pour cause de chanson de Pierre Perret.
Mis à part « Vagin » (les monologues du), suggéré subtilement par cette lettrine, veux-tu partager avec une volée de commentaires quel mot en V te fait voler, lecteur, lectrice, mon semblable, mon frère ?
by Baudouin Van Humbeeck on 29 septembre 2006
BXL, TLB (anciennement Télé-Bruxelles) et le Soir donnaient rendez-vous ce vendredi aux candidats et citoyens de la cité de l’âne (de l’âne, Laurette, pas de Lasne). J’en ai profité pour faire quelques minutes de radio sur l’antenne de cette station qu’on dit menacée.
Dans une commune comme Schaerbeek où l’élection est observée au niveau national, l’affluence était au rendez-vous.
Il était possible d’exprimer son message aux élus par le biais de post-it. Outre les cris de révolte face au parachutage de Laurette Onkelinx, on trouvait de quoi craindre pour le 8 octobre le quasi-traditionnel dimanche noir (également disponible en « dimanche brun »).
Le poujadiste de service a également tenu à laisser une trace de son passage :
Je suppose qu’il préconise que toutes les communes de Belgique deviennent des petits Knokke ?
by Baudouin Van Humbeeck on 29 septembre 2006

Même pas une 403 personnalisée… Y a du laissez-aller.
Qu’on se rassure, j’ai rechargé la page et wired.com est apparu dans toute son habituelle splendeur.
Un bug dans la matrice sans doute…
by Baudouin Van Humbeeck on 28 septembre 2006
Trouver un appartement pas cher à louer à Bruxelles, une vraie aventure… (Comment ? J’ai écrit « Trouver un appartement pas cher à louer à Bruxelles » pour Google ? Pas du tout ! Si j’écrivais « Trouver un appartement pas cher à louer à Bruxelles ») pour Google, ça se saurait…)
L’affichette « appartement à louer » est un genre littéraire difficile. Cette rentrée littéraire d’automne voit une avalanche de candidats au Prix qu’on loue, (« le Goncourt des affiches oranges et noires ») décerné chaque année au Café des Locataires par un jury compétent.
Voici deux spécimens qui ne recevront probablement pas ce prix prestigieux :

L’intrigue est bien en place, les personnages sont attachants, toutes les formes sont respectées et au dernier moment, l’accident bête. Au lieu de taper « cent quatre-vingt », le doigt glisse, c’est la faute de frappe bête…

Le message est radical, la forme est audacieuse, le cri de l’auteur est limpide mais aucun éditeur n’en a voulu.
Les frais de rewriting, paraît-il…
by Baudouin Van Humbeeck on 26 septembre 2006

Edit : c’est malin, j’ai cédé à l’angoisse et flouté des zones de ma belle image…
by Baudouin Van Humbeeck on 25 septembre 2006
Il a beau dire, il a beau faire, il a beau faire autant de tentatives qu’il veut, le mot pédoncule n’est pas un gros mot (et c’est pas faute d’avoir essayé).
by Baudouin Van Humbeeck on 24 septembre 2006
L’autre soir, nouveau time-warp dans mon salon, cette fois en…
Excusez-moi on frappe à l’interphone. C’est qui ?
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Pardon, mais il y a une musique de folie derrière vous. C’est quoi votre nom ?

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Tu tombes bien Michael, enlève ton imper et mets tes lunettes pour lire, j’étais justement sur le point d’expliquer aux lecteurs que toi et moi on a failli faire la même chose à un soir d’intervalle..
Donc, l’autre soir, nouveau time-warp dans mon salon, cette fois en feuilletant Télémoustique, un hebdomadaire de programmes de télévision.
Programmes du mardi 19 septembre 2006, page 87 : Club RTL, 20h35 : The Italian Job.

Programmes du mardi 19 septembre 2006, page 88 : TF1, 20h50 : The Italian Job.

(oui bon d’accord, sur TF1, c’est le remake de 2003)
Et là je me dis, je vais faire aussi fort que toi Michael. Je figure dans le public de « Il paraît que l’amour » (qu’est-ce que Test-Achats attend pour obliger RTL-TVi à rebaptiser cette émission « Il paraît que le sexe »).
Pour la petite histoire, si le public applaudit avec entrain, c’est parce que le chauffeur de salles orchestre des prises « appaludissements » *avant* l’enregistrement proprement dit. Cela permet au réalisateur d’avoir des applauses en boîte au cas où. Ensuite, mis en condition et brainwashed par cette mise en jambe, les tonnerres d’applaudissements viennent tout seuls.
La boîte qui recrute du public (pas la RTBF, c’est important pour la suite) me convoque pour le débat électoral schaerbeekois avec Bernard C., Isabelle D., denis G. et Laurette O. qui est diffusé à la même heure. Ce serait drôle si j’étais dans le public des deux chaînes à la même heure et habillé de la même façon, non?

- « Tu vois petit, me dit Michael, (en fait il dit « you see old chap » mais je vous fais la traduction simultanée), si le public zappeur te voit sur les deux chaînes le continuum espace-temps sera rompu et le grand public n’est pas encore prêt pour le voyage dans le temps. »
- « Oui mais je… » vogelpiké-je.
- « Le monde se divise en deux : ceux qui sont invités par la RTBF, qui seront assis et dans le champ, qu’on verra à l’écran et ceux qui creusent. Toi tu… »
- « C’est un complot ou quoi ? » conspiracy-théorisai-je…
- « No further comment » me souffla Michael en remontant dans sa stretch limo remplie jusqu’au bouchon de capot de minijupes blondes.
Question subsidiaire pour les eighties casualties : de quelle chanson de quel groupe proviennent les extraits sonores de ce post ?