Archive for mars, 2007

Comment draguer par Internet ? (efficacité garantie !)


C’est très simple mesdemoiselles, il vous suffit d’envoyer ce texte :

Salut mon elu!
On m’appelle [prénom].
Pour le moment a moi 28 ans, mais chez moi sont absents de la personne aimee. Avec moi par la serie il n’y a pas de ma deuxieme moitie. Je n’ai pas trouve l’encore bonheur. Je n’ai pas rencontre l’amour. J’espere que je pourrai trouver cette personne, a qui je pourrai me donner entierement. Je veux aimer et etre aime. Je me consacrer entierement seul et exceptionnel a l’homme.
J’aime communiquer avec les gens. Je fais beaucoup de temps avec les proches gens. Mais je veux qu’avec moi il y avait ma personne aimee. Je sociable, chez moi suis beaucoup d’aux amis, plusieurs peuvent me confier les secrets. Mais je n’ai pas encore pu rencontrer cette personne, qui j’aimerais qui me comprendrait. Je veux creer la famille. Je veux que cela il y avait une famille aimant, tout doit etre construit sur l’amour, la comprehension, la confiance. Je veux avoir les relations serieuses. J’espere que je pourrai trouver le prince, qui m’aimera ainsi que . Je veux offrir tout le amour a celui qui sera avec moi par la serie.
Je vis dans la Russie, aux republiques Mari El, dans le bourg Medvedevo.
Il y avoir t’etre notamment celui-la, a qui je revais toute la vie. J’espere que tu liras ma lettre. Je veux recevoir de toi la reponse. Je veux t’apprendre mieux. Tu peux m’ecrire la lettre pour mon adresse postale

Je tiens l’adresse (chez mail.ru) de cette nana que j’ai réussi à faire craquer à distance par la force de l’esprit (et de la géopolitique) à la disposition des célibataires masculins slavophiles qui ont envie de se faire escroquer.

Les plantes d’appartement (Marabout Flash 16/31)

(comme une impression de déjà vu ?)

Tous les 17 jours, à 17h 17, une nouvelle couverture de la collection Marabout Flash.

Fin de la série : 9 décembre 2007 à 17h17. D’ici là et en hommage au printemps qui approche, amis des plantes, gens d’appartement, hommes d’intérieur et femmes de maison, vous qui avez la main verte, feast your eyes on this :

Les plantes d'appartement (Marabout Flash 16/31)

Un violon heu… une bouteille sur le toit.

une bouteille sur le toit

Si quelqu’un a la moindre idée de la raison qui a pu pousser un quidam à fusionner d’une part cette demi-bouteille et d’autre part le toit de son véhicule automobile, les commentaires vous sont grands ouverts.

une bouteille sur le toit

Personnellement, à part le fait d’exprimer un point de vue ironique sur la notion de gyrophare, ou des recherches sur l’aérodynamisme, je ne vois pas…

“Je dois en parler à la maison-mère”

Dans toutes les salles de réunion du monde, cette phrase est prononcée avec une boule dans la gorge et un Niagara de sueur qui coule entre les omoplates, un noeud de cravate Kenzo déserré, la chemise Arrows humide comme la mousson. Cette phrase se prononce avec un regard en coin à travers la vitre fumée en direction du parking, de l’extérieur, du monde libre.

“Je dois en parler à la maison-mère”, c’est la porte de sortie honorable, le moyen de sauver la face, le bouton “Escape” des réunions, le parachute ventral du commercial qui tombe sur un client trop coriace, du fournisseur qui avale sa salive de travers , pris entre le marteau des objectifs de vente et l’enclume des demandes de rabais.

Mais le secret le mieux gardé à propos de la phrase “Je dois en parler à la maison-mère”, c’est que les discussions promises, se passent ici :

je dois en parler a la maison mere

Bon anniversaire

Une monnaie qui me permet d’aller dans plein d’endroits sans changer mes billets (sauf à Londres ou à Göteborg…), le concept de guerre qui est devenu pour moi quelque chose qui ne peut pas arriver dans le pays où je vis (aussi longtemps qu’il décide de n’être qu’un seul pays en tout cas…), ça valait bien un post de bon anniversaire pour madame Huheu (mais si vous pouviez arrêter de faire monter les loyers dans mon coin les gars, ça serait pas plus mal…).

origine de l'europe

Thèse, antithèse, synthèse et credit where it’s due : L’image est pillée sans vergogne à un blog qui est plus influent que l’UMP et “Désirs d’avenir”, l’idée de faire péter MC Ludwig Von B. est de son comparse et acolyte maître Eolas.

Couple royal - version remix

Benoit 1er

Benoit 1er, roi du Belga veille depuis le haut du comptoir sur la foule des buveurs de thé à la menthe, de pils Vedett et de cafés, servis au comptoir et dégustés sur les banquettes ou en terrasse, avec ou sans laptop…

On se demande juste qui est cette personne qui est parvenue à se glisser sur la photo ?

Je ne suis pas un écrivain…

Ou du moins, je ne me considère pas comme tel. Donc, s’il vous plaît, ne m’appelez pas un écrivain.

J’ai été confronté au mot “écrivain” pour me décrire deux fois en trois jours. Comme je n’aime pas me répéter (TDAH oblige), autant faire une communication de service/Dienstmededeling.

Frôlons mais sans l’atteindre le mode “36 15 code JMELAPETE” : Oui, je suis sous contrat avec un éditeur pour M.P.E. (Mystérieux Projet Editorial), oui j’ai pondu deux spectacles de théâtre (dont l’Envers c’est les autres), oui “Ford Capri c’est fini”, le roman issu du nanowrimo attend dans un coin du disque dur que je décide de lui consacrer un peu de temps avant d’aller à la rencontre du vaste monde extérieur et éditorial. Oui, un autre projet éditorial a été remis à mon éditeur il y a quelques jours et on verra bien ce qu’il devient. Oui, j’ai au moins un autre projet d’écriture sur le feu. Oui, je tape ce post sur un Logitech diNovo Edge que je considère comme un instrument de travail plus que de loisirs et que je vous encourage à acquérir si la manipulation d’un clavier joue une part centrale dans vos activités.

Et pourtant, je n’aime pas l’idée d’être décrit comme “écrivain”. Parce que, une fois tronçonnées en deux, ces trois syllabes deviennent “écrits vains”. Tout le contraire de mes envies. Je me réfugie dans “écriveur” avec ses connotations de labeur, de manches retroussées, de travail. Ou si vous préférez les mots qui existent dans le dictionnaire : “auteur”.

Et aussi parce que je ne me range pas dans le même tiroir que Steinbeck, Umberto Eco, Jules Verne, Raymond Queneau, Alexandre Vialatte et autres géants de l’écriture qui sont parvenus tout en haut des 21 lacets de l’Alpe-d’ Huez de l’écriture et la littérature, là où je suis tout juste en train de gonfler les pneus de mon vélo.

Appelez-moi Baudouin, appelez-moi sur mon fixe ou mon GSM, mais s’il vous plaît ne m’appelez pas un écrivain.

Pendant ce temps, au club-house

(il y au moins une lectrice qui va être bien contente que ce post soit en ligne, même si j’ai considérablement embouti la deadline. L’appétit venant en tapant sur une Logitech DiNovo Edge, vous n’êtes pas à l’abri d’un feuilleton littéraire. Be prepared…)

Anyone for tennis ?

Sur les terrains la poussière ocre vole bas, les parties vont bon train, lancées dans une course-poursuite utopique pour se terminer avant la crépuscule.

Dans la chaleur du club-house, le serveur en veste parme philosophe en essuyant les verres. Son bonheur littéraire est de courte durée : Robert Kennedy vient lui faire un bout de causette en sifflotant “Même si tu revenais”.

Le serveur lui tend un chiffon pour essuyer le sang sur veste. Pas la peine : depuis 1968, il a largement eu le temps de coaguler.

- Je vous sers quelque chose, Bob ? Martini ? Un vin blanc ?
- J’hésite.

Le client regarde un Tuc au paprika en se demandant par quel coin commencer le grignotage.

- Je sais. C’est dur de savoir ce qu’on veut hein…

Le client s’accoude sur le mahogany cuivré en grimacant.

- Un scotch, Bob ? Ca tue les microbes. Ca ne peut qu’être excellent pour ce que vous avez. Et si je puis me permettre une question, ça fait quel effet l’alcool quand on est un fantôme ?

- Pratchett. Terry Pratchett. Appelez-moi Terry.
- Terry ? Vous voulez que je vous appelle “Terry”, Bob ? Vous ne préférez pas un coca ?
Aujourd’hui, je m’appelle Terry. Et j’écris des romans en anglais. J’ai toujours eu envie de ça : écrire. J’aimerais bien écrire un jour.

Le serveur évoque 42 fois les mânes de Kierkegaard et Montaigne. Il prend note d’emprunter “Servir des verres à un fantôme schizo pour les Nuls” à la Bibliothèque du club.

- Bien sûr… Terry… Où est-ce que vous allez passer vos vacances, Laurent ?
- Comment savez-vous que je m’appelle Laurent ? Un gin-tonic, Bob heu… Terry ?
- C’est comme si c’était écrit sur ton front : c’est brodé sur ta veste. Bon alors, ces vacances ?
- J’ai reçu un avis de passage. Je dois aller chercher des catalogues d’agences de voyage à la Poste. Je vais rêvasser. Je pense aller faire un peu de camping à Gergovie. Un Martini, monsieur ?
- Et sinon, ta soeur, elle bat toujours le beurre ?
- Bloody Mary ?
- Non, l’autre…
- Ah je ne sais pas, la dernière fois que je l’ai croisé, elle tentait d’ouvrir une caisse de manuels de pilotage avec un tournevis, celui à côté du coupe-ongles sur son canif. Elle fredonnait quelque chose à propos d’un orchestre à mille cordes et de tous les oiseaux du point du jour. Un Campari-Orange ?
- Avec une ferveur contagieuse, je suppose ?
- You bet !
- Et un Campari-Orange qui roule ! Coming up right now.

Bientôt dans toutes les bonnes parfumeries…

britney spears' irony

Forcément : ça va arriver…

Attention : possibilité d’épidémie langagière en fin d’après-midi.

Le mot “forcément” peut - forcément - se mettre à toutes les sauces, s’utiliser à tort et à travers, saupoudrer n’importe quelle phrase, un peu comme la neige artificielle en période de Noël (forcément).

Ce mot ne veut pas forcément dire grand’chose alors forcément, il n’y a aucune raison de se gêner.

“Pas forcément” c’est une façon élégante de ni oui ni non ni peut-être. On se demande forcément ce qui empêche le mot “forcément” de devenir cool, branché, bath, bref, de devenir le nouveau “tout à fait”. Dans une époque où la force quitte peu à peu le monde occidental pour aller construire des grattes-ciel à Shangaï, le wishful thinking va forcément pousser à répandre cette notion de force (forcément en train de se perdre) sur toutes les formes de discours.

Forcément, ça va arriver…