by Baudouin Van Humbeeck on 31 mai 2007
Terminé le 30 mai un peu avant minuit, un peu « on the buzzer« , l’épisode 6 de Grand Darjeeling Hotel est disponible. Je vous laisse découvrir vous-même pourquoi il s’appelle « L’homme en noir ». L’intrigue rebondit, le mystère s’épaissit et les choses prennent un tour inattendu.
Si vous prenez le train en marche, les cinq premiers épisodes restent en ligne. Si vous n’êtes pas encore sur la liste de diffusion qui annonce les nouveaux épisodes et que vous désirez y figurer, c’est possible via un petit mot dans les commentaires ou un mail.
Les trois prochains épisodes seront produits pendant le Script Frenzy, autant dire que ça ne va pas être triste…
Rendez-vous le 9 juin pour la suite.
EDIT : J’ai supprimé *une* phrase, histoire de ne pas griller toutes mes cartouches et d’en garder sous la semelle pour la saison trois (qui sera aussi la dernière). A ton avis, lecteur, lectrice, où se trouvait cette phrase ?
by Baudouin Van Humbeeck on 31 mai 2007
This is your captain speaking : Flight « Script Frenzy » will now taxi down the runway and proceed to take-off procedure. Merci d’attacher vos ceintures et d’allumer vos laptops. En cas d’atterrissage d’urgence avant notre destination finale, you’re on your own, pal…
Cible verrouillée. Je répète : Cible verrouillée. Target data acquisition : processing…
Fox one ! Fox two ! Fox three !
Ceci n’est pas un exercice.
This is not a drill.
This time, it’s for real !
by Baudouin Van Humbeeck on 30 mai 2007
(Puisque bxl.blog est the blogoplace-to-be cette semaine, je ne résiste pas au plaisir de partager avec le groupe ma première contribution à bxl.blog. C’est un fond-de-tiroir : un texte publié dans le recueil « Dictionnaire de Bruxelles – définitions d’une ville par les gens qui y vivent, y passent ou y travaillent » et écrit vers 1999/2000 – à l’époque où le Sud était ouvert – dans le cadre du concours « Bruxelles, qu’est-ce que c’est ? ».)
Gueuze
Bruxelles est une gueuze, une pauvrette bâtarde qui mousse doucement en faisant des ronds avec l’eau de la Senne. Pendant que, coincés dans des bulles, nous dérivons au long d’un flot d’artères souvent coagulées. Bruxelles lève les yeux vers un ciel plus sale que ses trottoirs et se demande pourquoi il ne pleut pas encore. Mais…
Bruxelles est riche. La Monnaie déploie ses velours et ses ors de part en part de plus en plus grandes. Les Beaux-Arts font les délices de nos palais. Ce n’est pas la Mort Subite qui menace les estaminets.
Bruxelles n’est pas une gueuze.
Bruxelles est une gaufre. Une pâte couleur Sablon, fermentant des excroissances aussi parallélipédiques que pavées de mauvaise foi, se répand sur un grill, découpée en quartiers inégalisés. On fait des immeubles sans casser du neuf. Ce sont les pierres les plus Ancienne de Belgique que l’on racle à la pelleteuse et Jette au panier.
A force de ne pas habiter dans un trou, on se retrouve avec la dent creuse d’avoir trop savouré les gâteries architecturales. Mais…
Bruxelles est belle. Il suffit de lever le nez plus haut que le caniveau pour voluter parmi des angelots en stuc candides, saupoudrés par des circonstances on ne peut plus atténuantes sur des façades qu’on ravale avec une boule au fond de la gorge.
Bruxelles n’est pas une gaufre.
Bruxelles est un chou. Un chou qui couche après couche cache ses secrets. Au plus on l’effeuille jusqu’au coeur, au moins le coeur du Pentagone se livre ouvert.
Ce n’est pas au Midi qu’il faut chercher 14-18, ce n’est pas dans les mers ou au Sud qu’il faut chercher les rescapés accrochés à leurs îlots. Mais…
Quand le légume est plongé dans l’eau de pluie, il suffit de suivre les indigènes dans une rue Haute ou Blaes pour découvrir une quantité au moins cinquantenaire de jardins, parcs et square.
Bruxelles n’est pas un chou. Mais alors ?
[P.S. Un grand bonjour en passant à Philippe Ernotte (si tu passes par ici...), le gourou de l'atelier de l'écriture où j'avais mes habitudes à l'époque.]
by Baudouin Van Humbeeck on 30 mai 2007
Passengers for Script Frenzy : now boarding.
La dernière version du soft pour écrire, tellement bien conçu qu’on a l’impression que l’auteur a passé 6 mois dans ma tête pour connaître mes besoins : checked
Pitch : checked.
Structure : heu.. on va dire checked.
Thème : checked.
Playlist pour me mettre « dans la zone » : checked.
Outline : processing…
Target locked.
Tous les paramètres sont nominaux. Je répète : tous les paramètres sont nominaux.
This is not a drill.
I repeat : this is not a drill.
by Baudouin Van Humbeeck on 29 mai 2007
Script Frenzy en approche finale. Plafond et visibilité illimités. Léger vent au sol.
All lights are green, all systems are go.
Ceci n’est pas un exercice.
Je répète, ceci n’est pas un exercice.
by Baudouin Van Humbeeck on 26 mai 2007
Loïc Le Meur, le futur secrétaire d’état aux blogs du gouvernement Fillon II (on parie que dans neuf mois, les fillonnettes giclent comme les juppettes à l’époque ?), le meilleur ami du capitaine avait un plan B en cas de victoire de quelqu’un d’autre que Sarkozy aux présidentielles. Il avait un billet réservé dans le dernier Thalys qui quittait le 6 mai Paris pour Bruxelles. Son nom était sur le bail d’un appartement quelque part en Région Bruxelloise.
Pour son exil fiscal à la Johnny en Belgique, tout était prévu, y compris une limousine avec une « vanity plate ».
En tout cas, c’est la seule explication que je vois à la présence de ce véhicule dans une rue discrète d’une des 19 communes.

by Baudouin Van Humbeeck on 24 mai 2007
Nous sommes dans les bureaux d’une maison d’édition. Le panneau lumineux au-dessus de la porte vient de passer de DefCon 2 à DefCon 3. L’urgence typographique qui m’appelait est éteinte, le manuscrit que l’imprimeur attend en regardant sa montre n’est presque plus incandescent d’urgence. My work here is done.
Et au moment de mon départ, voici un échange dont je suis le sujet :
- A : Mais tu es sa mère ou quoi ?
- V : Pire, je suis son éditeur !
Le boulot d’éditeur consistant non pas à imprimer du papier mais à gérer des relations, me voilà rassuré sur l’avenir de ma progéniture littéraire.