Monthly Archive for juin, 2007

From Diamant with Love : prégénérique

convocation

Les questions auxquelles la Belgique devrait commencer à avoir les réponses ce dimanche vers 18h :

1.Est-ce que la stratégie “on tire des missiles d’abord, on discute avec ce qui reste debout après” de Didier – moitié comptable, moitié cobra – Reynders a été productive ou contre-productive ?
2.Le PS a incontestablement été touché par une torpille nommée Van Cau. Au-dessus ou en-dessous de la ligne de flottaison ? La voie d’eau consécutive est-elle du genre à nécessiter un passage en cale sèche ou bien est-ce que le navire flotte encore, même s’il ne tient plus que par la peinture ?
3.La cheftaine de la patrouille des Joyeux Humanistes va -t- elle gagner le droit de distribuer des badges du Parfait Ministre Fédéral à des membres de sa joyeuses troupe ? Ou bien vont-ils tous et toutes repartir à pied, pour une longue marche, une fleur au chapeau, à la bouche une chanson, youkaïdi, youkaïda ? (si tu aimes être dans l’opposition au fédéral, tape dans les mains…)
4.Pour Ecolo, la métaphore qui s’impose est celle du trampoline : vont-ils toucher le centre du filet et rebondir bien haut jusqu’au pouvoir ou bien leur trampoline est-il en plomb ?
5…. par exemple parce que les bénéficiaires habituels des climats un peu poujadistes (messieurs bonjour, vous vous serez reconnus) bénéficieront - surprise ! - de cette drôle de campagne ou ce qui se passe dans le cabine des juges a plus d’importance que ce qui se passe dans les cabinets ministériels. L’extrême-droite francophone se déchire entre elle et n’est quasiment pas structurée. Et malgré ça elle grimpouille dans les sondages ? Vers un score à deux chiffres ? Ca serait peut-être un peu con, qu’un succès « carolo » leur donne je ne sais pas moi… ça commence à combien de députés un groupe parlementaire ?
6.Et au « Nord du pays », de l’autre côté du rideau de fer linguistique, en Flandre, dans cet endroit du globe qui fait, jusqu’à plus ample informé, toujours partie de la Belgique, quelle(s) famille(s) politiques vont sortir gagnantes dans les deux hémisphère de la Planète Belgique ? Est-ce que le Vlaams Belang acceptera de bien vouloir ne pas être le premier parti de Flandre encore 4 ans ? Est-ce que le CD & Va (je l’écris comme je veux…) va gagner le droit de réclamer la moitié du sparadrap et de l’élastique qui rattachent encore péniblement les deux moitiés de ce pays ? Et si oui, qui va financer la vaseline ?
7. ..But not least : est-ce qu’il y aura encore des élections législatives fédérales dans un pays appelé “Belgique” dans quatre ans ? Ou bien est-ce que… Rien que le fait que la quesion se pose est déjà un début de réponse…

Les réponses à toutes ces questions : ici même et ailleurs dans la journée de dimanche. Stay tuned.

Les chroniques du Script Frenzy, part One.

Autant pour le nanowrimo, j’étais dans le stress et ça s’est bien passé, autant cette fois-ci pour le script frenzy, je n’arrive pas à être stressé et je rencontre des noeuds dramatiques.

Les différences : je ponds au MacBook dans le Klippan avec Scrivener et avec la télé en fond sonore, là où j’ai fait le Nanowrimo dans OpenOffice et avec la playlist magique à fond de casque. Je le sens mieux comme ça, ne cherchez pas à comprendre…

Quelques observations en vrac sur ce défi littéraire qui n’arrive même pas à ouvrir mon robinet à adrénaline :

  • Premier “noeud dramatique” dénoué. Il “suffisait” de déplacer des éléments dans la structure pour que l’édifice soit tout d’un coup beaucoup mieux équilibré. Et hop ! Pour la suite, la structure a l’air d’être sur les rails. Mais c’est tellement espiègle ces petites choses là…
  • Juin à la place de novembre ? L’expérience ? Toujours est-il que je me sens moins dans l’état de transe littéraire semi-permanent de novembre et que l’idée de pondre 20 000 mots en un mois ne me stresse pas. Mais comme il paraît que pondre 50 000 ou 20 000 mots en un mois n’est, je cite, pas impressionnant, who cares ?
  • Combien de mots ? Là on est le 5 tard au soir, mais le 5 quand même et j’en suis à 4313 mots soit un rythme de 862 par jours. Le rythme pour pondre 20 000 mots en un mois est de 667 mots par jour. Pour la suite, je vais carrément viser un rythme d’au moins 800 mots par jour et un bloggage électoral from Da Big House, une fête d’anniversaire, un tsunami qui recouvrirait la basilique de Koekelberg ou un épisode de Grand Darjeeling Hotel ne seront pas considérés comme des excuses valables.
  • La prochaine fois, j’essaierai d’avoir plusieurs idées de scripts possibles, pour pouvoir me donner le luxe de choisir. Parce que celle que j’ai décidé de suivre consiste à emprunter des personnages célèbres à un auteur mort et à leur faire vivre des trucs à un âge auquel on ne les connaît pas. La prochaine fois, au lieu de modèles d’occasion, je m’offrirai du neuf. Y a trop de pièces à remplacer ou carrément ajouter sur les modèles d’occasion. Mais ça prend forme.
  • La structure prévue se modifie au fur et à mesure que l’écriture avance. Bon signe.
  • Les dialogues me paraissent jusqu’ici un peu plats mais ce n’est pas grave : it’s only a draft, it’s only a draft, its only a draft…

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau point de la situation aux alentours de la mi-course…

En beauté (Marabout Flash 20/31)

Tous les 17 jours, à 17h 17, une nouvelle couverture de la collection Marabout Flash.

Fin de la série : 9 décembre 2007. D’ici là, amis et amies de la beauté, feast your eyes on this :

Je cuisine vite (Marabout Flash 20/31)

Groupie-shot : Douglas Kennedy

douglas kennedy (à droite)

Douglas Kennedy s’est trouvé une niche à succès : le thriller-meets-chick-lit. Mais il ne l’a trouvée qu’à son deuxième roman.

L’autre jour, il était en dédicaces dans une librairie ouverte 365 jours par an. Et il a tiré une drôle de tête quand j’ai sorti son premier (”The dead heart“) de ma poche pour une ‘tite signature. Sa tête est devenue encore plus expressive quand il s’est aperçu que je suis francophone et que le bouquin est en english. Là où il a atteint le comble de l’étonnement c’est quand, après vérification, il a découvert qu’il s’agissait de la première édition.

Je regrette un peu d’avoir été un peu paralysé par le trac, de ne pas avoir parlé boutique, narration,stylo, endroits propices, brainstorming maisons d’édition avec lui. Une prochaine fois ?

En tout cas, la poignée de mains que nous avons échangé était, il m’a semblé, plus que de simple politesse.

OpenCoffee : la tête dans la tasse

opencofee juin 2007

  • Toutes mes confuses aux présents : J’avais la tête dans le cul. En ce moment, je suis le manque de sommeil de Jack. En ce moment, je suis le manque de sommeil de Jack. Je suis le manque de sommeil de Jack. Je suis le manque de sommeil de Jack.
  • Corollaire : j’ai un peu peur que ma contribution vidéo soit un grand moment d’humour involontaire.
  • C’est drôle d’observer en chair et en os le principe du Les gens se reconnaissent entre eux grâce au son même d’une telle voix.
  • C’aurait été drôle de tous se mettre en cercle avec nos appareils photo et de faire le plus grand mexican stand-off photographique du monde.
  • La prochaine fois, ça serait une bonne idée d’apporter des feuilles de buzzword bingo.

Quand est-ce qu’on remet ça, que j’aie une chance de participer avec les yeux en face des trous ?

Coalition of the voting

Dites je pense à ça… Pour les élections de dimanche prochain, je suppose que ça ne va pas être possible et pour celles dans quatre ans, ça risque de ne plus être la peine mais quand même, est-ce qu’on n’envisagerait de donner un bulletin supplémentaire à l’électeur fédéral belge ?

Ce bulletin porterait un texte du genre “Mevrouw, Mijnheer, à titre purement consultatif, pouvez-vous nous indiquer laquelle de ces coalitions vous souhaitez voir se former à l’issue de ces élections”.

Les cases à cocher seraient…

  • …cette bonne vieille rouge/romaine (avec la branlée carolo que le PS va prendre, cette option est peu probable, mais sait-on jamais).
  • …une bonne petite bleue/orange (Leterme/Reynders, donc… plus probable ?)
  • … une petite tripartite traditionnelle (les écolos pourraient s’en donner à coeur joie dans l’opposition)
  • … Violette II le retour (pas toi hein…)
  • … Arc-en-ciel, redux (on a si rarement l’occasion de rire quatre ans à gorge déployée…)
  • … L’Olivier, une variante de l’Arc-en-ciel qui laisserait les libéraux dans l’opposition. Peu probable, hein…
  • … une petite asymétrique avec des partis linguistiques flamands à bord, histoire d’assurer une bonne ambiance pendant le prochain DCC (Dialogue de Communauté à Communauté) ?

Et tant qu’on est dans les pronostics, c’est juste moi ou le fait que le sacre du Napoléon de Neuilly et de Navarre nous passionne plus que nos fédérales et le vent de poujadisme qui souffle de Charleroi va nous apporter un bon vieux dimanche électoral “noir” avec le rituel duplex catastrophé depuis l’hôtel de ville d’Anvers ?

Retour à la normale dans 720 heures

Ce post est programmé pour s’afficher à 00h01 ce 1er juin 2007. Le moment précis où les feux rouges au-dessus de la piste du Script Frenzy s’éteignent d’un seul coup. Les moteurs à idées vrombissent. Les mains s’élancent sur le clavier, à la rencontre de la première chicane. Partout sur la planète, des milliers de personnes, le coeur battant, sont en train de taper :

FADE IN :

Et puis le moment magique : choisir entre INT. et EXT., décider si le meilleur endroit pour situer la première scène du scénario c’est une table de cuisine en formica dans un trois-pièces en enfilade, une montgolfière arrimée au sommet du Taj Mahal, un aparté à la table du conseil de Sécurité des Nations Unies ou bien dans un Space Cruiser quelque part entre Alpha du Centaure et Bételgeuse.

Est-ce que c’est le protagoniste qui va ouvrir la bouche en premier ? Ou le méchant ? Est-ce que la première page donne bien envie de lire les 120 suivantes ? Est-ce que le thème est bien tricoté dans toutes les pages ? Est-ce que chaque set-up a son pay-off ? Est-ce que ce qui se passe est plausible ? Est-ce que l’incrédulité du spectateur est baillonnnée comme il faut ? Est-ce que chaque personnage a sa “voix” ? Est-ce que la structure est bien torchée ? Est-ce que la fin est évidente, spectaculaire et surprenante ? Est-ce que le texte se transformera en bobines de pellicule un jour ? Est-ce que des spectateurs liront un jour les mots “written by” suivi de votre blase, dans une salle obscure ? (Dans le cas de ma participation 2007, je vous rassure, sauf si un de mes lecteurs est avocat d’affaires, ceinture noire en négociation avec des ayant-droits : snow ball chance in hell.)

C’est pas comme si je savais par expérience que ce mois de juin va être intéressant. Que les événements vont se bousculer pour m’arracher à mon DiNovo Edge. Que j’ai trois épisodes de Grand Darjeeling Hôtel à sortir en parallèle. Qu’un “mystérieux projet éditorial” réclame également mon attention. Que la réalité va se prendre par la main pour frapper à ma porte. Que les sirènes de la procrastination vont chanter à mes oreilles.

Mais une chose est sûre : je vais prendre un pied énorme pendant un mois. Dans 30 jours environ, dans 720 heures, si tout se passe comme la dernière fois, je serai à ramasser au microscope électronique, mais j’aurai appris des choses dans l’art de raconter une histoire. J’aurai progressé dans cette noble discipline.

En ce moment, je regarde l’impossible dans les yeux, dans quelques instants je lui aurai balancé son paquet de cartes truqué à la face. Je suis en train de lui lancer un défi : rendez-vous dans 720 heures moins deux minutes dans la grand’ rue, devant le saloon. Et à l’issue de ce duel, c’est l’impossible qui grimacera, une main sur le coeur, une bastos dans le myocarde, en train de se demander ce qui lui est arrivé. C’est moi qui rengainerai mon Colt encore fumant en balançant une catch-phrase définitive vers la caméra.

Du moins j’espère…