… ça n’était pas la soirée la plus pittoresque à laquelle il m’aie été donné d’assister, mais bien une des plus surréalistes.
Alléchées à l’idée de lamper du champ’ dans du Beyaert, toutes les générations qui se sont succédées sur les bancs de l’école-au-dessus-de-la-cafétéria sont venues se superposer dans un même cadre (façon Photoshop : calque, nouveau calque, opacité : 100 %), se saluer, se snober, se dévisager, (ne pas) se reconnaître.
L’événement était d’une telle ampleur que des amis d’ihecsiens en on fait leur destination de sortie. Il y avait des chenilles sur le parquet, des robes de bal qui titubaient dans l’escalier, quelques cravates ici et là et des grappes de gens qui constataient à quel point les autres avaient changés.
Il y avait surtout une impression (partagée semble -t- il) de surréalisme parce que quand on va dans une soirée, soit on croise des gens qu’on a vu y a pas longtemps, soit on croise des gens qu’on ne connait pas encore. Hier soir au Concert Noble, il y avait des gens qui ne s’étaient pas croisés depuis longtemps et des gens qui n’étaient pas tout à fait certains de se connaître. Ou pas.
(et si la prochaine fois l’ingénieur du son pouvait y aller mollo sur les basses…)
Talking Points Memo : maison fondée en novembre 2000. Est passé du projet d’une seule personne à une structure professionnelle.
fivethirtyeight.com : après avoir mis au point un modèle mathématique qui prédit les performances des équipes de base-ball, Nate Silver s’est dit “tiens, et si je faisais la même chose avec les sondages politiques ?”
La “war room” de Salon.com (oui je sais, il faut se taper un écran de pub avant d’y accéder). Les infos fraîches du jour en détail et anecdotes plutôt que mises en perspectives.
Slate : l’anticonformisme érigé en ligne éditoriale. Mais parfois, ça fait du bien de lire à rebrousse-poils
Daily Kos : un blog très très communautaire, très très actif et très très démocrate. Voire libéral (au sens de là-bas). Franchement Pro-Obama, a été le premier à ouvrir le feu sur Sarah Palin
Huffington Post : maison fondée en 2006. J’attends avec impatience la fin de la campagne pour cesser de voir la page d’accueil barrée de titres gigantesques
Politico : cette année, quand une info a marqué la campagne (les maisons de John - Cadet Rousselle - McCain, les 150 000 dollars de shopping…), ça venait souvent de chez eux
Red State : on va schématiser et dire que c’est le pendant républicain de Daily Kos. Et qu’on leur souhaite bien du courage pour garder le moral.
Selon le Père Ubu de cette semaine qui a eu la bonté de choir dans ma boîte aux lettres, le groupe éditeur de la Libre serait à vendre (en entier ou par appartements) et l’acheteur serait Corelio (De Standaard, Vers l’Avenir,…).
Info ? Intox ? Ballon d’essai ?
Les cas de figures ne sont pas nombreux : soit la moquette et les portes capitonnées ont vraiment trop déformé ce qui s’est dit dans des réunions classées secret défense, soit le canard a bel et bien des ailes et dans quelques jours (on est à l’âge d’Internet : quelques heures ?) l’information sera confirmée.
Lecteur, lectrice, pour laquelle de cette hypothèse penche-tu et pourquoi donc ?
Attention-warning : pas tout à fait une vidéo anodine. Vous êtes prévenus (vous en valez deux).
Qu’est-ce qui se passe quand quelqu’un qui étudie le cerveau subit un accident vasculaire cérébral ? Et bien dans le cas qui nous occupe, Jill Bolte Taylor a fait preuve d’une salvatrice déformation professionnelle.
- Choisir 5 chansons qui vous ressemblent et dire pourquoi
- Faire une petite playlist avec
- Rajouter en sixième position “The Song”, celle que vous aimez d’amour, plus jamais vous ne pourrez vivre sans
- Et taguer 5 personnes de votre choix.
Parce que c’est une découverte-chouchou, parce que ça ne passe pas en radio et que ça devrait. (Bonne chance pour vous récurer le refrain hors du lobe temporal après une seule écoute).
Un coup de barre ? Un peu de Jean Leloup et ça repart…
Et comme c’est contraire à mes principes, je ne tagge personne. Mais si quelqu’un veut poursuivre cette belle chaîne de diarisme mélomane.
Parce que je peux me la péter : j’étais à leur premier concert en Belgique (au VK). Et que cette chanson me fait irrésistiblement penser à quelqu’un que j’ai croisé dans un endroit que j’ai inauguré deux fois à deux adresses différentes.
Parce que ça aurait pu être “Mercy seat”, mais finalement non.
Parce que bon… il fallait quand même un peu de belche dans cette playlist.
And the winner is… (pas une syllabe, pas une note à modifier même d’un fifrelin, un chef d’oeuvre d’équilibre).
(je préfère la version de Françoise Hardy mais je n’en ai pas trouvé de vidéo intéressante)
C’est l’histoire d’un statut Twitter transféré automatiquement comme statut facebook à 10 h 46. C’est l’histoire d’une fine allusion à Joe le Plombier, le gadget de John McCain dans le débat de la nuit passée.
A l’arrivée, ça donne un pastiche collectif de la chanson qui a lancé Vanessa Paradis :
10:46 : “Joe le plombier, y va pas partout…”
11:24 : “Marche pas aux soudures ”
11:43 : “son casque jaune…”
11:51 : connait toutes les fuites par coeur
11:55 : tous les p’tits bars
12:49 : toutes les baignoires
12:54 : dans sa caisse (à outils)…
Je linkerais bien le statut facebook qui a lancé tout ça, mais je n’ai pas envie que les paroliers soient inondés de nouveaux amis.
C’est le moment de mettre les chariots en cercle, de faire le gros et de souffler très fort pour faire dévier juste ce qu’il faut les flèches rouges tirées vers le bas par les terribles tribus des Dow Jaunes et la bande des quarante CACs.
Tant qu’à se réchauffer par la fréquentation de son semblable, autant le faire en bonne compagnie. Je ne sais pas moi… A Berlin du 21 au 23 octobre ? Dans le Congress Center ?
Je peux promettre deux choses : 35% de réduction avec le code webeu08gr12 (promis, c’est la dernière fois) et que personne ne vous en voudra si vous proclamez bien fort “Ich bin ein Berliner”.
Le problème : une chaîne de télévision publique veut mettre une émission politique à une heure de grande écoute. Le premier numéro ne suscite pas les réactions espérées.
Le pitch : “dans notre émission, les hommes politiques laisseront la langue de bois dans la forêt et répondront à la question qu’on leur pose”.
Le plan A : l’émission est en direct. Un présentateur de JT joue les maîtres de cérémonie et en face, trois journalistes posent des questions. Quand l’homme politique s’égare, il est rappelé à l’ordre “vous n’avez pas répondu à la question”.
Le plan B : l’émission est enregistrée. Les journalistes sont moins sous pression. L’homme politique peut répondre en langue de bois autant de fois qu’il veut, c’est la prise dans laquelle il répondra vraiment à la question qui sera gardée.
Et rien n’empêche de prendre les séquences enregistrées en sandwich entre deux tranches de direct, saupoudrées de graine de sésame et de mails/SMS/question-webcam des téléspectateurs.
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