Lui offrir le Marabout Flash « Je fais du yoga » ? Pas la peine… Ce mannequin a cédé très rapidement, trop rapidement à mes avances. Il m’a quand même fallu une bonne demi-heure d’une relation torride, d’embrassades fougueuses, de baisers sur les lèvres mais rien que sur les lèvres, de déclarations d’amour quand même un peu unilatérales et de paparazzis déchaînés pour m’apercevoir que Cynthia a beau être mannequin professionnel, elle n’a pas vraiment de coeur.
Un concert auquel on croise des amies de petie amie de batteur qui portent un t-shirt « Touche pas au batteur, c’est le jules de ma meilleure amie » ne peut qu’être un excellent concert…
Vous avez quatre ans (l’âge pour lequel, semble -t- il les programmes de TF1 sont taillés). Vous êtes quelque part dans une université. Sans le grand miroir sur le mur du fond, on dirait une salle de jeu presque ordinaire. Un élégant barbu en blouse blanche vous dit avec empathie : je reviens dans quinze minutes. Il y a un marshmallow sur la table. S’il est encore là quand je reviens, tu en recevras deux« .
Vous levez vers cet étrange individu un regard à la fois interrogateur, candide et gourmand. Trop tard. La porte vient de claquer sur ses talons. What do you do, hotshot ? What do you do ?
Le fin mot de l’histoire est que, dans la milliseconde après que j’aie interrompu l’enregistrement de cette vidéo, alors que je me préparais à raccrocher pour la… 12ème fois ce matin, une voix est sortie de mon téléphone : quelqu’un quelque part a décroché et annulé mon abonnement-mystère sans faire de chichi. N’empêche… Après un accueil téléphonique de cet ordre, sans le temps consacré à mon clic de souris pour interrompre l’enregistrement, j’aurais raccroché juste après avoir entendu les mots « quatorze heures » et mon interlocuteur n’aurait pas eu le temps de m’aider.
Le Fail du jour est donc à chercher dans la gestion de la centrale téléphonique. Un élément si peu important dans le contact avec la clientèle…
…tu es le journal dans lequel j’ai appris à lire. Tu m’as accompagné pendant des années. Tu connais l’adage « qui aime bien châtie bien » ? Figure-toi que je t’aime bien…
Les chiffres de vente de la presse écrite suivent peu ou prou la même pente que les actions Fortis l’automne passé ? Pas étonnant si toutes les actions commerciales du secteur sont aussi bien torchées que ce mailing :
Commençons par cet inquiétant Alzheimer : à la première ligne le système de mailing sait que je m’appelle « Monsieur ». Vient ensuite un numéro de référence poétique comme une directive européenne sur les quotas laitiers. Et deux lignes après cette formule de politesse sexuellement correcte, c’est le drame : « Chère Madame, Cher Monsieur, ». Tant qu’on y est : si la bonne vieille technique du « citer le nom de la personne dans le corps du texte » n’est pas disponible sur votre imprimante, je peux vous louer la mienne pour 27,08 euros par mois si vous voulez…
L’accident industriel survient dans le premier paragraphe du corps du texte. « votre récente demande » Quelle demande, les gars ? Sur un stand de foire ou de salon ? Via votre site web ? Par téléphone ? Télépathie ? Vous avez acheté mon nom dans un fichier ?
Toi bien ouvrir oreilles. Moi pas souviendance avoir fait demande recevoir journal pas sports Le Hodey Brothers un mois recevoir. Toi comprendre ou moi devoir expliquer différent ?
Il est parfaitement possible, avec la bonne carotte agitée sous mon nez, que j’aie accepté que mon nom et mon adresse figurent dans votre fichier. Il est totalement impossible que j’aie demandé un mois de journal en papier dans ma boîte aux lettres. Mon facteur a le dos fragile. Le Vlan suffit à recueillir mes épluchures légumières. Votre journal est périmé à la secondes où il sort de l’imprimerie, parfois même avant. Vous avez un site web. Dans un monde où l’info voyage via Twitter, qu’est-ce que je foutrais d’un abonnement à votre canard ? De plus, c’est pas comme si le mois d’août s’annonçait riche en actualité palpitante…
Lors de la réunion débriefing de cette campagne, pourriez-vous demander de ma part à l’auteur du texte pourquoi rien, mais alors là rien ne vend La Libre. Pas une ligne qui me permette de savoir que vous êtes (étiez ?) un quality paper. Vous doutez à ce point de votre avenir que vous oubliez de faire votre propre éloge ?
Last but not least, je ne sais vraiment pas quoi Penser de cette majuscule qui Apparaît en plein Milieu d’une phrase. Si vous avez une si haute idée de votre Quotidien, pourquoi essayer de le vendre d’une façon aussi pathétique ?
Parfois il suffit de montrer une vidéo publiée sur youtube en mode « privé » à la bonne personne pour avoir en un seul coup la réponse à plusieurs milliers de questions.
Plus je lis ceci…
Je dépasse aisément toutes les limites quand je commence.
Je consomme énormément le but est de ressentir les choses.
Alors je dépasse et j’aime en faire des tonnes, ça irrite.
Les braves gens plein de raison qui respectent les limites.
…plus je me reconnais dans ces paroles et plus je préfère la définition mathématique de la limite :
Valeur vers laquelle tend une grandeur sans jamais l’atteindre
Là-dessus, on se ferait bien le clip du frère caché de Paul Magnette, non ?
Pour le plaisir et pour le jeu de mot qui donne son titre à ce post :
Cet été, j’ai deux fournisseurs en vie sociale. Le vendredi soir c’est Apéro Urbains. On y rencontre des amis, des gens biens, de vieilles connaissances, des perdus-de-vue…
Supplier number two : la fédération bruxelloise de couchsurfing amateur. C’est bien simple : Small Milcamps Auberge affiche un taux de remplissage qui ferait pâlir d’envie les directions de l’Amigo et du Métropole.
Cet été, le livre d’or a été signé par Taylor, un canadien qui cherchait un toit de dernière minute et qui était tellement pressé d’aller à Werchter qu’il a oublié sa pharmacie de voyage et de tiers-monde. Si un jour, au lieu de producteur musical, il devient cameraman, vous pourrez vous vanter d’avoir admiré une oeuvre de jeunesse.
Vint ensuite Marilena, une sicilienne entre deux vols Ryanair qui a découvert le Bal National et repartira donc dans son île en racontant que la culture belge, c’est des chanteurs à texte qui n’ont pas peur d’aborder des thèmes polémiques (Mexico, Jules César, les ravages de la soif en milieu hiérarchisé…).
Je soupçonne que la très calme mais pas timide Jesse (une canadienne du Saskatchewan qui, bien entendu, vit en Corée) opérera une transformation jekyllesque et secouera très fort sa longue tignasse dès qu’elle aura franchi l’enceinte du festival de musique gothique auquel elle s’est rendue sortie de chez moi.
Deux anciens catcheurs en Ford Falcon et en Ray-Ban ont sonné à ma porte. “Un colis pour Bau-” J’avais déjà ouvert. Le temps de me demander quelle agence m’envoyait quel objet pour quel buzz et j’étais proprement assommé, ligoté, baillonné et rangé dans la boîte à gants de la Ford Falcon.
Quand je me suis réveillé, [...]