Archive for the 'autobio-logfile' Category

Il y avait un vendeur de sous-vêtements féminins

Anniversaire

Il y avait des canneberges, il y avait un vendeur de sous-vêtements féminins, il y avait des cuberdons, il y avait des boulettes thailandaises, il y avait une philosophe qui s’attaque à l’animalité, il y avait la chanteuse de Marc Moulin, il y avait un loup-garou, il y avait du Merlot 2003, il y avait un livre des éditions Soliflor, il y avait des retrouvailles, il y avait une femme enceinte au ventre plat qui se préparait à accoucher le lendemain du jumeau de son mari.

Et dire que j’ai failli me faire porter pâle et ne pas y aller…

Une journée en 14 secondes

Hier, un peu après neuf heures, j’ai décidé d’être attentif à ce que j’étais en train de faire à chaque seconde qui débute une nouvelle heure pour la journée de ce mardi 29 avril 2008.

  • 10:00:00 Dans Bean, en train de faire File:Open Recent
  • 11:00:00 en train de jeter un mouchoir et de machouiller du côte d’or aux noisettes acheté alors qu’en fait, je voulais du côte d’or au lait…
  • 12:00:00 En train de taper “his”.
  • 13:00:00 En train de pisser tout en écoutant Ophélie Fontana parler de la rustine BHV. Chouette, dans trente minutes, c’est Chic sur Arte !
  • 14:00:00 La vérité, l’austère vérité, m’oblige à dire que j’étais en train de lire dans un vieux Courrier International, un article sur une nouvelliste des Pays-Bas au style lapidaire, assis sur de la porcelaine, le futal sur les chevilles.
  • 15:00:00 Au téléphone, en train d’attaquer le mystère des virements en francs suisses depuis la zone euro avec un demi succès.
  • 16:00:00 Dans Bean, en train de taper le mot “supplémentaire” et de me demander où trouver ce dentifrice qui fait de la pub chantante à la radio.
  • 17:00:00 Boulevard de la Woluwe, quelque mètres avant le croisement avec Hof Ten Berg, en route pour une réunion dont le début est fixé à 17h.
  • 18:00:00 assis dans un fauteuil, en train d’attendre l’arrivée des participants à la réunion
  • 19:00:00 En réunion, en train de fine-tuner la réforme institutionnelle d’une a.s.b.l.
  • 20:00:00 En train de manger la dernière tranche d’une Pirata de chez Arrivero tout en dissertant sur l’interrupteur qui coupe le réseau informatique et qui ressemble à un interrupteur pour allumer la lumière.
  • 21:00:00 En plein C.A. : la discussion sur le premier des quatre points à l’ordre du jour bat son plein
  • 22:00:00 J’ai le bras levé pour réclamer le droit de parole.
  • 23:00:00 Dans un fauteuil, en train de prononcer la phrase “et quand est-ce qu’on leur jette du riz ?”

Quelqu’un reprend le flambeau et raconte une de ses journées de la même manière ?

Rue des pittas : édition équinoxe

Pour lui, tout a commencé par une nuit d’équinoxe, le long d’une rue à pittas, alors qu’il cherchait un raccourci vers la sortie qu’il ne trouva jamais. Cela a commencé par un tournage RTBF à l’heure du souper, et par un homme que le manque de nourriture avait rendu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l’atterrissage d’une Sybille, venue d’une file d’attente de boîte de nuit et qui tenait absolument à échanger l’achat d’un cheeseburger contre le droit de pisser. Cela a continué par une discussion sur l’étymologie des prénoms. Cela a eu lieu sous le regard de deux sages (?) femmes à carte de visite rouge… Maintenant, David Vincent sait que la convivialité et l’hospitalité existent à l’état pur, qu’ils ont pris forme humaine, et qu’il lui faut convaincre un monde incrédule que, dans la Pittastraat, la nuit d’équinoxe a déjà commencé.

Il suffisait de regarder dans le ciel et sur un calendrier pour avoir un début d’explications aux événements de cette nuit là… C’était à la fois la nuit de l’équinoxe et presque une nuit de pleine lune.

Il y avait de nouveau des crepes

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C’était encore mieux que dans le premier épisode : il y avait des crepes, il y avait un temps printanier, Il y avait une conversation constamment stimulante, il y avait le pansement d’Eliott, il y avait le côté électrique de la douche, il y avait un grenier tellement photogénique que l’autofocus s’est pendu, il y avait de la chaleur humaine gratuite au plus beau sens du terme, il y avait la danse à 20 euros du chinois thaïlandais. Il y avait une pile de journaux dans le grenier, des rescapés des seventies, dont mon scanner va bientôt entendre parler.

Il y avait les deux réponses possibles, toutes les deux affirmatives à la question “tu es dans une phase contradictoire ?”, il y avait la phrase “si je pouvais arrêter le temps, je lirais Harry Potter.

Il n’y a pas eu de recette stricto sensu cete fois-ci.

Et en rentrant, il y a eu la plaisante surprise de constater que le point précis sous les tropiques qui m’a causé quelques inquiétudes ne me faisait plus mal. L’amitié est donc bonne pour la santé.

“24 heures” et “Urgences” : le crossover

Alors voilà, s’il se passe au moins 24 heures et que toutes (toutes, hein…) les conditions suivantes sont respectées :

- Je ne partage plus mon intimité avec la moitié d’Internet sur Twitter
- Tiens, pas de post avec les liens del.icio.us aujourd’hui. Ni hier d’ailleurs.
- L’imagette à votre gauche avec la photo “projet 366″ du jour n’est pas mise à jour
- D’ailleurs, projet 366 n’est pas mis à jour
- La photo la plus récente sur mon compte Flickr n’est pas du jour ni de la veille
- Mon statut facebook reste calé plusieurs jours sur “Baudouin envisage très sérieusement d’aller aux urgences, cette saloperie commence à faire vraiment m”

Bref, si brusquement je cesse toute activité numérique, c’est que je me suis découvert un prétexte pour aller fréquenter quelques infirmiéres en blouses blanches et dans l’exercice de leur fonction. Le coup du calcul rénal ayant déjà servi, je prévois de leur faire le coup de l’appendicite. Bien évidemment, je tenterai un qik “du sang, des boyaux” à l’aide de mon fidèle E50 depuis la salle d’op, mais je ne parierais pas le degré de web-2.0-friendlitude des carabins.

Et si la chose se produit vers le 17 mai, ce post atteint le statut de self-fulfilling prophecy.

(ou alors, c’est juste un virus qui prend mon bide pour une auberge de jeunesse. Suspense, suspense, suspense. Wait and see)

Note to self

Penser à me souvenir de ce que je viens d’oublier.

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Je répète : penser à me souvenir de… de quoi, déjà ?

Le sommeil est mon bourbier, le sommeil est mon Viet-Nam

Je suis le manque de sommeil de Jack.
Je suis le manque de sommeil de Jack. Tisane.
Je suis le manque de sommeil de Jack. Tisane. un demi Stilnoct.
Je suis le manque de sommeil de Jack. Tisane. Stilnoct.
Je suis le manque de sommeil de Jack. Tisane. Stilnoct.
Je suis le manque de sommeil de Jack. Tisane. Stilnoct.

Idées tard. Noter carnet. Pas dormir.

Je suis le manque de sommeil de Jack. Tisane. Stilnoct.
Je suis le manque de sommeil de Jack. Tisane. Stilnoct.

(docteur)

L’attente est bleue comme une orange, jour 98 : le cousin du marié

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Il y avait un mariage dans une église conviviale et lumineuse au toit - comme c’est logique - ouvert sur le ciel, il y avait une arrivée en retard parce que Rixensart c’est compliqué, il y avait les perruques jetables et brillantes sur les têtes de la fratrie du marié pour le sktech musical bon enfant, une famille pareille, ça rend bienvenue la perspective du mariage. Il y avait des marmots à la pelle et une babysitter qui m’a déjà reconnu quelque part. Il y avait un medianoche de pasta bienvenu. Il y avait l’envie de faire de nouvelles rencontres et la frustration de n’avoir réussi que superficiellement. Il y avait les lacs du Connemara. Il y avait la présence émotionnelle de quelques absents. Il y avait le match entre un anti-douleur et un mal de crane.

Il y avait aussi, comme un leitmotiv des moments conviviaux de ces derniers mois la frustration médicale de devoir refuser le vin offert, de ne pas me graisser avec ce lubrifiant social, de rire moins fort et moins souvent que les autres convives. Ce n’est que provisoire. Heureusement, cette période devrait durer ce que durent les années sabbatiques…

L’attente est bleue comme une orange, jour 91 : c’est le lendemain du YulBiz

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Il y avait des badges, il y avait des agences, il y avait des bloggeurs, il y avait plus d’appareils photos numériques et de GSM qu’à la FNAC, il y avait fort peu de bloggeuses, il y avait la caméra de Damien (que j’ai fini par maîtriser).

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Il y avait Medium4you qui va peut-être bien supprimer la musique en background. Il y avait votre serviteur avec “H.O.R.E.” écrit en badges adhese sur son pull. Le parfait résumé métaphorique de la situation : pas pute mais presque, vendu mais pas complètement. Faut bien croûter quoi…

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Il y avait l’envie de prendre la poudre d’escampette à l’anglaise parce que j’avais rendez-vous avec un boomerang en plomb que je me suis dépêché de ranger avec les trop nombreux autres dans la vitrine, qui s’est aussitôt effondrée sous le poids de cette goutte d’eau qui fait déborder les larmes (ou presque).

Quand vais-je laisser les murs en paix et arrêter de leur foncer dedans avec autant d’enthousiasme ? Quand est-ce que je vais arrêter de ma réfugier derrière des mécanismes de protection qui me donnent l’air d’être “arrogant, prétentieux, suffisant et détestable” (C) ? Quand est-ce que je vais arrêter de ressembler à mon blog (il y a ceux qui supportent qu’il soit lent à charger en ce moment parce que le contenu les intéresse et ceux qui se cassent avant.)

En attendant une amputation salutaire ou en tout cas un mode d’emploi que je n’ai toujours pas, je continue d’être “enceint” de cette relation potentielle avec quelqu’une que par un hasard miraculeux, je parviendrais à ne pas faire fuir dès la deuxième phrase. Trois milliards de nanas vivent sur cette planète dont quelques unes que je n’ai pas encore fait fuir. Chaussez vos Adidas et échauffez-vous, les filles, mon arrogance apparente, ma suffisance qui n’en est pas, mon côté détestable qui n’est qu’une façade en papier et ma prétention qui disparait au premier grattage et moi, on n’a pas encore trouvé comment aller moins vite et comment arrêter de vous faire fuir.

Commence déjà à t’enfuir, je ne devrais plus tarder à faire un de mes trop courts et douloureux passages dans ton existence. N’oublie pas de remplir de formulaire d’inscription au groupe de parole des victimes du bloggeur qui a un mal bête à montrer à l’extérieur ce qu’il est à l’intérieur.

L’attente est bleue comme une orange, jour 90 : c’est quand meme gonflé !

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Apéral de quartier organisé par le comité de défense des cerisiers du Japon.

Si vous n’habitez pas dans des rues qui éclatent de couleur dix précieux jours par an, vous ne pouvez pas comprendre…