Archive for the 'autobio-logfile' Category

Amputez moi de mes maladresses

Pas besoin d’anesthésie. Allez-y au katana, à la tronçonneuse ou à la hache de viking. Pas besoin d’anesthésie, vous dis-je, je sais que ça va “faire un peu mal”.

J’en fais trop. Je suis incapable de donner sans le faire à 100% et je suis le premier étonné que ce ne soit pas le cas pour tout le monde.

Cette générosité excessive me revient d’habitude dans les gencives avec la délicatesse d’un boomerang en plomb. Et paf ! Je souffre. Et re-paf ! Je n’arrive pas à sortir de cette ornière. Je n’arrive pas à faire autrement.

J’ai de l’affection (aux orties la pudeur : de l’amour) à donner et comme j’en donne trop, trop vite, je n’arrive pas à en donner longtemps.

Il faut tourner la page, changer de modus operandi. Je le sais, mais le bonheur de donner quand j’en ai enfin l’occasion est trop fort.

Le vacarme d’ouragan que fait l’affection que je donne quand j’ai enfin une bonne raison ou juste un prétexte pour lacher les vannes noie sous les décibels la voix du petit Jiminy Cricket sur mon épaule qui me conseille de ne pas forcément passer du point mort à la 5ème directement.

Ne m’amputez pas de mes maladresses. Je suis un passionné et je veux le rester. Et la racine latine de “passion” c’est le mot qui veut dire “souffrance”. Préparez les sparadraps et le mercurochrome, préparez des mouchoirs, je crois bien que j’aperçois un boomerang “with my name on it”. Il ne devrait plus tarder à me frapper avec autant de force que j’ai envie de faire du bien.

Et comme je suis équipé d’un détecteur de marque de rejet hypra-sensible, qui renifle même à 20 000 kilomètres les marques de rejet bien avant qu’elle ne sorte de leur silo du Kazakhstan ou de l’Idaho (faites-moi penser à postuler au NORAD) pour venir nucléariser mon petit coeur de beurre, la moindre marque de rejet vous dis-je, même la plus infime, même celles qui n’en sont pas vraiment ou pas tout à fait… Je les ressens toutes comme si j’avais dans la tete un sismographe relié à un nerf à vif.

‘better make myself comfortable : I could be here a while.

L’attente est bleue comme une orange - jour 80 - tout ce qu’on pourra me dire fera moins mal que le silence

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Question à 10 millions de citoyens : quelle sera la définition de “Belgique” dans l’édition 2009 ?

L’attente est bleue comme une orange - Jour 79 : on revoit ses priorités

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Le concept de Belgique est-il toujours prioritaire pour tout le monde ?

Et est-ce que je suis en train de mettre mes priorités au bon endroit ?

L’attente est bleue comme une orange - Jour 78 : on ronge son frein.

Une orange bleue aux contours de plus en plus flou. Un personnage féminin pas tout à fait dans le cadre mais pas tout à fait en-dehors non plus. La photo parfaite pour aujourd’hui.

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L’attente est bleue comme une orange - Jour 66 : je suis en manque

La fréquentation de Val-Duchesse et les symptômes qui se présentent quand celle-ci est interrompue ne figurent pas sur cette page.

Toujours est-il qu’en cette Assomption sans déplacement “sur le terrain”, j’ai éprouvé comme un passager coup de mou. Et une descente chez un Filigranes en plein nettoyage de ses étagères s’est révélée inefficace dans le role de placebo.

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Dès que je trouve la seringue ad hoc pour y glisser un prieuré et un peu de temps libre, j’y retourne m’enfiler ma dose de Val-Duchesse en intraveineuse…

L’attente est bleue comme une orange - Jour 65 : Le quart d’heure warholien

Voici en images oranges et bleues comment s’est passé mon passage sous les spotlights dans lequel m’a plongé l’agrume.

9h 30 : e-mail depuis une adresse rtl.be

10 h 30 : photo plus ou moins orange et bleue dans le studio du JT (merci au service de presse d’avoir été cool).

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10h45 : Parking de RTL : en voiture pour Val-Duchesse (merveilleuse terre de vacances, notamment du pouvoir).

orange-bleue.info

11h : prises de vue in situ et interview avec un journaliste

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11h10 :

- “on peut vous filmer en train de prendre une photo ?”
- “Mais bien sûr.”

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12 h : pause-sandwich

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14 h : interview avec la RTBF. Les questions sont moins “softball” et plus tournées sur le côté citoyen et participatif de la démarche.

14h 15 :

- “on peut vous filmer en train de prendre une photo ?”
- “Mais bien sûr.”

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L’attente est bleue comme une orange - jour 62

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Il y avait un anniversaire le lendemain de la date de l’anniversaire. Il y avait une grappe de gestaltiennes fumeuses, il y avait le thème de la soirée (mauvais goût). Il y avait le bon endroit pour ranger ses lunettes (DTC, of course). Il y avait des cornets de pates à la bolognaise et une sauce piquante qui avait de la conversation juste ce qu’il faut. Il y avait du piment congolais dont une partie a atterri sur ma main (aie, celui-là doit aller chercher dans les 10 000 Scoville à vue de nez) et il a fallu de la crème à l’abricot pour que je n’aie plus mal à cette main. Il y avait une clown-pour-vieux qui gagne à etre connue. Et surtout il y a eu le mot magique “Ryanair” sur les ailes duquel je pourrais bien faire la navette vers Barcelone quelque part dans l’avenir, pour des raisons professionnelles. Ou pas.

Orange bleue jour 62

L’attente est bleue comme une orange et le temps n’est pas de saison - Jour 60

Il fait un temps à faire un rapide aller-retour dans le sud de la France (Le Lubéron ?).

Il fait un temps à se faire couper les cheveux en face du Gauguin.

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Il fait un temps à recevoir des cartes postales carrées envoyées par quelqu’un qui n’en a plus rédigé depuis 10 ans (et dont la dernière phrase m’a quand même un peu troublé…).

Bref, il fait un temps à terminer la saison 1 de Grand Darjeeling Hotel.

Mais dis moi Jamy, le Camprulte, comment ça marche ?

C’était tellement bien que j’ai encore la tête dans le cul jusqu’à la luette. Je vais essayer de faire durer en moi le plus longtemps possible les bénéfices de cette semaine sans PC, sans connexion mais avec des fous rires, avec de l’impro, avec la joie de jouer , avec le plaisir de constater que mon jeu est devenu plus physique que par le passé, plus à l’aise dans les humeurs, avec moins de censure, moins de résistance et plus de pétage de plomb.

Mais l’essentiel n’est pas là : il est dans les rencontres avec des individualités toutes plus attachantes les unes que les autres, dans les nuits trop courtes à force de bavarder, dans les running private gags, dans les jeux à la con qui font passer de grands moments. Je ne regarderai plus jamais “C’est pas sorcier” ou un bic bleu de la même façon…

Je viens de passer 7 jours sur une autre planète et je vais tenter de faire durer le plus longtemps possible en moi ce que je ramène de la planète Differt.

17 mai 2005, au Fou chantant…

17 mai 2005, je partage un verre au fou chantant. C’est un moment de ma vie où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant à ce moment là, comme le reste de la journée, je traîne une migraine d’origine non identifiée.

17 mai 2006, je passe la journée à convalescer. La veille, je me suis rendu à une soirée de publicitaires à Lille. C’était enfumé. Les publicitaires français que j’ai croisés m’ont fait l’impression d’être superficiels et prétentieux… à vomir. Ce dont je ne me suis pas privé, à plusieurs reprises au retour. Sur la bande d’arrêt d’urgence et Chaussée d’Alsemberg si ma mémoire est bonne.

2mm, très calcaire et tres espiegle pour son âge

17 mai 2007 : un jeudi de l’ascension qui s’annonce meilleur que le mardi et le mercredi qui l’ont précédé. Je commence cette journée en pissant la petite chose calcaire et espiègle qui me tiraille les entrailles depuis mardi matin. Toujours pas moyen d’avaler quoi que ce soit, même juste un peu d’eau sucrée, sans voir repasser ce que je viens d’avaler. J’ai vomi aussi souvent en deux jours qu’en dix ou quinze ans.

Là ou ça commence à devenir croustillant, c’est que le 17 mai c’est… mon anniversaire. Apparemment, c’est la date que choisit mon corps pour me faire de petites farces.

17 mai 2008 : je booke déjà une chambre à Erasme ou Saint-Luc pour la semaine, histoire d’anticiper ou bien je trouve le noeud et je le dénoue même s’il est bien serré ?