Archive for the 'autobio-logfile' Category

17 mai 2005, au Fou chantant…

17 mai 2005, je partage un verre au fou chantant. C’est un moment de ma vie où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant à ce moment là, comme le reste de la journée, je traîne une migraine d’origine non identifiée.

17 mai 2006, je passe la journée à convalescer. La veille, je me suis rendu à une soirée de publicitaires à Lille. C’était enfumé. Les publicitaires français que j’ai croisés m’ont fait l’impression d’être superficiels et prétentieux… à vomir. Ce dont je ne me suis pas privé, à plusieurs reprises au retour. Sur la bande d’arrêt d’urgence et Chaussée d’Alsemberg si ma mémoire est bonne.

2mm, très calcaire et tres espiegle pour son âge

17 mai 2007 : un jeudi de l’ascension qui s’annonce meilleur que le mardi et le mercredi qui l’ont précédé. Je commence cette journée en pissant la petite chose calcaire et espiègle qui me tiraille les entrailles depuis mardi matin. Toujours pas moyen d’avaler quoi que ce soit, même juste un peu d’eau sucrée, sans voir repasser ce que je viens d’avaler. J’ai vomi aussi souvent en deux jours qu’en dix ou quinze ans.

Là ou ça commence à devenir croustillant, c’est que le 17 mai c’est… mon anniversaire. Apparemment, c’est la date que choisit mon corps pour me faire de petites farces.

17 mai 2008 : je booke déjà une chambre à Erasme ou Saint-Luc pour la semaine, histoire d’anticiper ou bien je trouve le noeud et je le dénoue même s’il est bien serré ?

Temps de calcul (rénal)

La sensation de douleur dans le dos m’a réveillé. Le temps de comprendre qu’elle ne passera pas avec des étirements ou des mouvements, je débarque dans la salle d’attente de mon généraliste. Heureusement, il n’est qu’à un pâté de maison. Pas la force de souligner l’urgence de mon cas. Il reçoit quatre patients avant que ce soit mon tour.

Un diagnostic provisoire (calcul au rein ou diverticulite ?) plus tard, il m’appelle un taxi. Direction-richting : la clinique la plus proche. Le temps de balancer ma carte SIS et ma carte d’identité à l’accueil des urgences, j’adopte la position qui me fait le moins mal. Là, en ce moment, c’est couché par terre sur le sol des urgences. Tant pis pour le protocole et l’étiquette. C’est dans cette position que l’infirmière des urgences vient me chercher. Non, non, personne ne m’accompagne.

et un buscopan pour la trois, un !

“Alleluia”. Une médecin s’occupe de mon cas. Elle m’installe une perfusion de Buscopan et me demande un échantillon d’urine. On dirait du jus de pomme. Definitely pas normal, mais je ne suis pas docteur.

“Salut les filles…”J’attends mon tour de passer à la radio (rien à avoir avec la FM) à côté de deux mamys qui viennent de faire connaissance qui se confie des trucs intimes sur le blocage de leurs ovaires causé par les frayeurs de la guerre. Je suppose qu’à leur âge on se livre plus facilement. La première machine à Rayons X a un problème technique. Deuxième machine. Je passe un scanner : la voix de la machine me demande de retenir ma respiration. J’obtempère.

La charmante radiologue détecte un calcul de 2 mm. Si jeune et déjà si taquin.

Retour dans mon box (U2 – 3).

Signe que je vais mieux, je commence à m’emmerder. Le naturel revient au galop. Pas question de boire, juste attendre, somnoler pour récupérer. L’assistant de l’urologue passe m’examiner. Les heures passent. Je somnole, je n’ai rien de mieux à faire de toute façon. Je traverse une chambre où monsieur est au chevet de madame. C’est dans les toilettes de cette chambre que j’inaugure mon filtre.

Je passe les heures à somnoler ou à trop bien entendre ce qui se passe dans le couloir. A entendre les “quoi” qui finissent les phrases des infirmières, en fermant les yeux on pourrait se croire à Uccle plutôt qu’à Etterbeek.

L’urologue finit par sortir de la salle d’op’ où il avait quelque activité. Il me file une ordonnance pour des médocs et un bon de sortie. Je fais mon John Wayne jusqu’à la pharmacie, rue de Linthout. La pharmacie est encore ouverte. Je sors avec mes médicaments.

Retour maison à pied. En chemin, j’arrose quelques bouts de trottoirs avec un peu de bile. C’est mon tempérament artistique qui parle, j’ai besoin de redécorer.

Maison. Médicaments. Presque plus mal.

Half-time score : Julie : 1, Célibat : 0

Samedi passé, le 5 mai (05/05…), j’assistais au mariage de la petite mère des blogs. Mazel Tov ! Proficiat ! Congrats !

Les choses à faire à un mariage :

Robert, c'est le poisson donc...

1.permettre à Robert de participer au mariage de sa mère adoptive. Sur la photo ci-dessus, Robert est à gauche de l’image. Robert est une longue histoire.
2.Apprendre de la bouche d’une invitée ce qui se passe quand on participe à la semaine « célibat » de Nostalgie. Découvrir qu’un seul SMS peut déclencher des contes de fées et/ou des tsunamis sentimentaux ;
3.Prendre une photo pour le Flickr Day, choisir une contre-plongée troublante.

tous mes voeux !

Les choses à ne pas faire à un mariage :

1.un discours ;
2.prendre les tourtereaux ci-dessus pour la petite mère de blogs et son tout frais husband. C’est le couple qui s’est marié juste après ;
3.assister à un mariage à l’hôtel de ville et rester au mariage suivant pour vérifier si l’échevin de l’état-civil de la ville de Bruxelles adapte son discours ou bien si elle sert le même speech tous les samedis, toutes les dix minutes ;
4.un discours ;
5.supposer que les invités resteront trois heures et engloutiront 5 sandwiches et 7 zakouskis chacun. Le charme des porteuses de plateaux de la galerie où avait lieu l’événement ne peut ouvrir l’appétit alimentaire que jusqu’à un certain point. ;
6.oublier de passer au car-wash le jour-même et utiliser le privilège de stationner grand’place pour garer une Twingo à la carosserie mat qui a récolté tout ce que les arbres sèment quand il fait beaucoup trop beau pour la saison :
7.un discours.

Carpons le diem, vous dis-je…

carpons le ce diem qui s'enfuit déjà...

Optipessimiste

La semaine du 10 au 16 février a vraiment été une semaine pourrie :

  • J’ai appris la mort du père d’un ami.
  • J’ai griffé l’écran de mon GSM.
  • Je me suis fait choper par la patrouille pour m’être garé trop près d’une porte de garage (Bernard Clerfayt, ton facteur va bientôt t’apporter de mes nouvelles).
  • J’ai ramé comme un sourd pour extraire toutes les images et tout le son d’une VHS sur laquelle se trouve un court-métrage que j’ai écrit et réalisé.
  • Et pendant ce temps, j’attends toujours une carte postale d’un de mes cousins, qui passe des petites vacances dans le Coma, région assez mal desservie par la poste semble -t- il.

La semaine du 10 au 16 février a vraiment été une semaine géniale :

  • J’ai signé mon premier contrat avec un éditeur (les détaux sont sous embargo - sorry) et – clin d’oeil cosmique – croisé Pierre Mertens dans la foulée (groupie-shot à venir).
  • J’ai pris un pied d’une pointure que je n’avais plus chaussé depuis longtemps à un événement d’impro.
  • J’ai passé une journée à Anvers et éprouvé un vrai coup de coeur pour cette ville.
  • J’ai fait progresser un projet littéraire à proximité immédiate de la ligne d’arrivée.

Reboot

Séquence “je suis devenu impudique des sentiments et alors ?”

Au programme du reste de ma vie, en commençant, ça sera plus simple, par les jours qui viennent : Opération Power Up.

Je vais passer le gros entretien des 20 000. Je vais m’enfiler une cure de vitamines cul sec et changer l’huile du moteur. Je vais brancher mon chargeur Nokia sur le 220 volts une ou deux nuits jusqu’à retrouver une pleine et pimpante barrette d’énergie. Je vais peaufiner l’art du redémarrage en côte et sur les chapeaux de roues. Je vais découvrir ce qu’il y a derrière les mots “se vaincre soi-même”.

Je vais entrer dans l’arène en habit de lumière, muleta à la main, découvrir en face de moi que c’est un miroir à la place du taureau et qu’il est bien plus redoutable que le plus redoutable taureau de toute l’histoire de la tauromachie. Est-ce que je vais le toréer, le dompter ou me faire piétiner ?

A suivre.

Post-(p)artum blues littéraire

autoportrait parc royal 26 11 2006

C’est comme si j’avais atteint la face cachée de la lune, traversé l’Atlantique à la rame, escaladé les lacets de l’Alpe d’Huez et je ne souhaite à personne d’être dans le même état que moi aujourd’hui.

A l’accorte jeune fille qui sert les cafés chez Filigranes - où j’ai passé l’après-midi à revoir des visages connus - cette série en cours doit avoir un sens - et qui me demandait ce que je voulais, j’ai commandé le plus sérieusement du monde et en le pensant sincèrement “je voudrais un café et un sens à ma vie”.

Depuis que j’ai découvert que je suis plutôt bon pour aligner des mots qui forment des phrases qui se jettent dans des paragraphes qui eux-mêmes arrivent fluvialement en delta ou en embouchure à former des textes plus ou moins longs, j’ai pour ambition de clôturer un texte de fiction, quelque chose d’ambitieux, quelque chose de publiable, quelque chose dont je sois fier.

Ça, c’est fait.

Et la littérature ne devrait pas avoir le droit de faire ça à quiconque. C’est la première fois que je rencontre le post-partum blues littéraire, qui est paraît-il “normal”. Je le prend comme un direct du droit en pleine figure, comme une rencontre nocturne et mal famée avec un champion du monde catégorie poids lourds.

J’ai eu l’impression de me réveiller lundi alors qu’on est dimanche. J’ai l’impression d’être une éponge qui a été tordue, essorée le nombre suffisant de fois pour en expulser toute trace de jus. J’ai terminé un texte de fiction que je juge éditable et aujourd’hui ça me met dans un état proche de l’Ohio.

La distributrice de café de Filigranes ne m’en fournissant pas un, j’ai été me chercher un sens à ma vie au Parc Royal. Et le plus étonnant c’est que j’en ai trouvé un. Pas original mais puissant. Seulement voilà, pour concrétiser ce projet, il me faudra trouver une muse.

A suivre.

Cette putain de convocation.

convocation

J’ai poussé un “Yes !” retentissant en la retrouvant.

Parce que j’ai cherché dans tout mon appartement après l’endroit où moi, mon chat ou ma polonaise de ménage avaient bien pu la mettre. Parce que je suis dans une année GTD. Parce que je suis en train de découvrir qu’il est possible d’être créatif et organisé. Mieux : qu’être organisé, loin de nuire à la créativité, contribue à augmenter la quantité (et peut-être même la qualité) de la production créative.

J’aurais sans doute pu voter avec ma seule carte d’identité mais je l’aurais pris comme un échec. Je prend donc ce dimanche électoral comme une victoire de plus sur moi-même. Corollaire positif de cette chasse à la convocation frénétique, j’aurai au moins deux sacs jaunes à déposer sur le trottoir jeudi soir. Ca fera toujours ce volume d’inutilité en moins pour me pomper l’air dans mon appart et donc plus de place pour me sentir plus à l’aise chez moi et avec moi, ce qui n’est jamais inutile.

Ma carte de banque

ma carte de banque

Edit : c’est malin, j’ai cédé à l’angoisse et flouté des zones de ma belle image…

Please send good karma

(pendant les travaux le blogging continue)

(pendant que j’essaie de faire coller mon thème maison à ce blog, le blogging continue)

Ne me demandez pas pourquoi, faites-le. Envoyez du bon karma, branchez-moi sur vos ondes positives, allumez des bougies votives en mon nom, collez ma photo sur une patte de lapin à quatre feuilles, touchez du bois, pratiquez à mon intention vos rituels de good luck.

J’en ai besoin. Je ferai suivre à qui de droit.

Merci d’avance.