-Parlez, je vous écoute…
- Et bien voilà. J’habite Schaerbeek. Il y a quelques semaines la portière côté passager a été forcée et ma voiture a été visitée. « Bienvenue à Schaerbeek » comme on dit… Pourtant je n’habite pas la partie la plus rock ‘n’ roll attitude de cette commune. Depuis une expérience liégeoise, j’ai développé un réflexe post-traumatique : je fais en sorte que rien de valeur ne soit visible dans l’habitacle.
- Poursuivez…
- L’autre jour, j’ai trouvé ma boîte à gant ouverte.
- Ou bleue. Pardon. Poursuivez.
- Ce matin : rebelote. Portière en mode journée portes ouvertes, bonus du jour : le barillet pendouille hors de la serrure comme un oeil de poisson mort. Et toujours aucun objet volé. Les papiers du véhicule sont au grand complet. Pareil pour la pochette de Cds, le seul objet avec un peu de valeur…
- De valeur…
- De valeur sentimentale.
- Je vois. Poursuivez.
- Pas le temps j’ai un rendez-vous chez mon garagiste traitant.
Archive for the 'autobio-logfile' Category

- Merci docteur, au revoir.
Clic.
Puzzlement et perplexité de taille galactiques. Infertiles grattements de mentons. Fouille en règle des souvenirs. Interrogatoires à la matraque des coups de fatigue au compteur. Enquête auprès des témoins, pression sur les familles… Rien n’y fait. Aucun indice et total mystère.
Puisque je suis immunisé contre elle, c’est que j’ai attrapé cette maladie quelque part. Mais où, quand et comment ai-je chopé la mononucléose et comment ai-je réussi à “faire” une “maladie du baiser” sans m’en apercevoir…
J’apporte ma pierre à l’édifice de la connaissance mondiale hyperliée(*) : installer Skype c’est bien. Mais pour s’en servir, il est indispensable d’avoir configuré son message de répondeur vocal.
Une fois que c’est fait, croyez-moi, ce logiciel fonctionne beaucoup mieux…
(*) Ca va finir par se voir que je traîne sur Wikipédia ces temps-ci…
Sherlock Columbo, mon médecin traitant, s’est lancé avec moi sur la piste de la cause de migraine de type «chanson populaire» (ça s’en va et ça revient, ça fait très mal mais pas longtemps…). Entre deux remplissages de formulaires Inami, il me confie qu’en Belgique il existe des gens dont le nom de famille ne comporte qu’une seule lettre.
Saluons donc Monsieur et madame O, à qui ont doit demander de raconter des histoires, monsieur X à qui on souhaite bonne chance pour sa correspondance, monsieur G qui aime faire le point, monsieur H, qui est bucheron, monsieur J qui conjugue le verbe gésir, monsieur K qui devient fécal quand il bégaie, monsieur L qui a longtemps travaillé à la Sabena, monsieur M qui écrit des poèmes, monsieur N qui vote pour un borgne parce qu’il est aveuglé, monsieur Q qui a épousé une fille Danton, monsieur R qui possède une montgolfère, monsieur S dont le boudin et le steak sont réputés dans tout le quartier, monsieur T qui aime la géomètrie… Vous envoyez d’autres à saluer ?
15. 10. 05.
Neuf ans et un mois après être entré à la Maison du Porte-Plume pour y acquérir, à la sueur de mes économies, un Mont-Blanc Meisterstück 4810, machine à érire et à pedigree tatoué sur son clip ring, je remets ça.
Dans l’intervalle qui sépare ces deux dates, je me suis mis récemment à recevoir des SMS qui parlent de mon génie littéraire, j’ai été lauréat de l’un ou l’autre concours d’écriture, j’ai scénarisé et mis en scène (merci encore, Franco…). Il y a deux mondiaux d’impro de ça, en croisant l’étoileur Jean Van Hamme qui descendait les marches de la Doudingue, j’a eu un cri du coeur. J’ai fait ma groupie du scénariste. J’ai exprimé à haute voix le voeu d’exercer sa profession moi aussi. Deux mondiaux d’impro plus tard, ce cri du coeur est de moins en moins naïf, de moins en moins présomptueux e de plus en plus prophétique.
Mais pour aplatir la balle entre les poteaux, pour prendre mon envol, une seule plume ne suffit pas. Tous les signes me poussent à nouveau vers le 6 du boulevard Adolphe Max. Après un flirt de comptoir avec la marque Pélikan, il est temps d’apercevoir le rebord de la réalité. Cette marque inflige une pression majeure à mon majeur droit. Il est temps d’écouter le sourire de la vendeuse et de monter à bord du modèle Carène de Waterman. Une ligne de off-shore taillée en soufflerie, une carosserie laquée grenat, faite pour traverser à dos d’hélice, la Baie de Naples, le lac de l’Amertume et la mer de la Médiocrité au nez et à la barbe des gabelous de la police du Style et rapporter en contrebande des cartouches de mon imaginaire sur la terre ferme et quadrillée 5 mm. Fermement accroché à son bastingage, je mets le cap vers de nouvelles aventures qui restent à écrire…
Confession : je n’ai jamais assisté à une réunion tupperware. Full disclosure : je n’ai jamais assisté à une réunion upperware non plus. Impossible donc de savoir si la pêchue et joviale animatrice propose, entre deux petits gateaux “maison” et une tasse de Senseo, les objets suivants :

- la paire d’écrase-merde. On parle bien d’écrase-merde. Des shoes qui ont l’air de sortir des usines d’assemblage du T72. Il ne leur manque que la tourelle, son canon à âme lisse de 125 mm et chargeur carousel de 22 coups. Je ne parle donc clairement pas de délicats mocassins en cuir de Florence. Pire, j’évoque de véritables SUV des trottoirs, des 4×4 pour pieds à blindage réactif.

- La recette du Paradoxe. Le Paradoxe est un cocktail qui se prépare de la façon suivante : commander une bière ordinaire de type pils dans un café. Y ajouter de larges traits de tabasco. Quand la quantité de Tabasco est parfaitement dosée, un mouvement perpétuel se met en route : la fraîcheur de la bière étanche la soif, le piquant du Tabasco donne soif.

- Le massepain qui est mis en vente à une date appropriée. On est à 3 semaines d’Halloween, c’est le moment de l’année où le curseur de la météo hésite entre “été indien” (aquarelles de Marie Laurencin en vente à la boutique) et “brouillard londonien” (qui n’a pas son exemplaire dédicacé de “London Calling” ?). Et qui est-ce qui pointe son nez rose et sa queue en tire-bouschtroumpf dans les étals des boulangeries ? Du massepain ! Je suppose que les guirlandes de Noël vont surgir en traître vers le 3 novembre ?

Prégénérique : dans l’escalier du centre culturel de Schaerbeek, je m’étonne de ne pas croiser d’envoyé spécial du Guinness Book. Pourtant, il y a du record du monde d’aigre-doux dans l’air.
Soundtrack : Nancy Sinatra ” Bang, bang, my baby shot me down ”
(Aigre)
Je suis en acier Hattori Hanzo. Je suis le sabre de The Bride dans Kill Bill. Je suis l’objet le plus tranchant du monde. Je m’efforce d’être fort et focused, de ne pas savoir ce que je sais, de ne pas voir ce que je vois.
Les rafales à haute vitesse initiale que je me tire-moi même dans la tête et dans mon imaginaire viennent s’écraser – c’est nouveau - sur un mystérieux rideau blindé.
(Doux)
Je ne suis pas seul dans la barquette. Il y a autour de moi une équipe et des sourires auxquels me raccrocher. Ils ne savent pas à quel point en cet instant ils comptent pour moi. C’est mon S.W.A.T. Team, mes gardes du coeur. Je me bat pour ne pas me noyer dans l’amertume.
Soundtrack : Afghan Whigs ” Honky’s Ladder ” et Front 242 ” Headhunter ”
(Aigre)
5,4,3,2,… Impro ! Blindspot. Angle mort. Bite the bullet. Pilote automatique. Avaler couleuvre. Je me surprend à éprouver du plaisir, comme par surprise, comme quoi il y a moyen de boire, même dans le désert. Rimer comme un chef mais en y prenant pas autant de plaisir que j’aurais pu.
Soundtrack : Kylie Mingie : ” Confide in me ” et Françoise Hardy ” V.I.P. ”
(Doux)
Mon armure est en velours et en 501. C’est rare, c’est même très rare, mais je suis content de la façon dont je suis habillé. Je suis fier d’avoir des chaussures et un pull assorti.
Soundtrack : MC Solaar ” Solaar pleure ”
(Aigre)
La fête est finie, c’est l’heure où chacun rentre chez lui. Séquence émotion. L’un après l’autre, les lights repassent ” au green “, les systèmes redeviennent ” go “. Ignition sequence start.
Soundtrack : Bauhaus ” Ziggy Stardust ”
Ca c’est pas de la chanson de jeannette. L’épreuve est derrière moi. J’ai enlevé mon gilet de plomb. Ce qui ne m’a pas tué m’a rendu plus fort. Je suis en acier Hattori Hanzo. Je suis le sabre de The Bride dans Kill Bill. Je suis l’objet le plus tranchant du monde. Je suis en route et l’obstacle qui voudra m’arrêter devra se lever tôt.
Ca se bouscule dans mes veines et dans mes artères. C’est simple : j’ai tellement de médicaments dans le sang que j’ai peur qu’une bande de voyous me confonde avec une pharmacie et me rejoue la scène d’ouverture de Nikita. C’est à peine s’il reste un peu de place pour les globules. On y croise des paquets de molécules d’Imodium qui bâtissent des digues à la hâte pour éviter que le Missisipi qui coule dans mes entrailles ne prenne la sortie sud, façon spray (bon appétit si vous surfez à table).
A côté du buffet, on trouve les duettistes en costumes et lunettes noirs, chargés de la protection rapprochée de mon oeil gauche, attaqué par des missiles lancés par la guerilla intégriste du Zona : Aciclovir et Zovirax ophtalmo.
La fête ne serait pas complète sans un peu de Dafalgan (sans ça mettre le pied dehors devient une saga nordique en 13 tomes, et le niveau sonore d’un supermarché m’agresse autant que si c’était un lunapark).
Et ce n’est pas avec nounours mais avec Stilnoct que je vais dormir.
J’oubliais : un peu de magnésium parce que j’en ai marre de ne pas être capable de me concentrer plus de…
Par les temps féroces qui courent, dans lesquels des amis d’enfance perdent un père à cause de la montagne, autant parler de ce qui va bien.

Ce post se veut un hommage à mon réseau S.O.S. Bonnes Copines. Ces ami(e)s autour de moi que je rencontre entre quatre yeux dans des divers points du secteur horeca, devant des boissons chaudes ou froides. Je veux dire ma gratitude à ces femmes (et quelques hommes), en espérant qu’ils se reconnaissent. Ils (elles…) m’écoutent, me soutiennent et à l’occasion me disent des trucs.
Des trucs auxquels je réagis en général par la phrase ” mais pourquoi est-ce que personne ne m’a jamais dit ça avant ? “.
Je sors de ces conversations à coeur ouvert avec des jalons, des outils, de la nourriture dans ma musette.
Je suis sorti de la plus récente armé d’un ordre de mission dont l’objectif est simple, la mise en place compliquée et les enjeux importants.
Les premiers travaux pratiques ont déjà commencé…


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