
La Belgique c’est comme ma grand-mère : je sais que pour l’instant elle est vivante et entière, mais je me demande combien de temsp ça va durer…
“a great personal French blog with some stress on writing.”
Quasi canicule aidant, avec Mademois heu… Madame Monstre, on parle du soleil qui brûle nos épidermes à Lutèce comme à Schaerbeek :
Somebaudy dit : la télé parle de châteaux d’eau qui se vident et de bitume qui fond…
V. dit : le début de l’apocalypse en quelque sorte…
Somebaudy dit : quand je vois des cavaliers dans le ciel, je t’appelle ou ce sera déjà trop tard ?
V. dit : bah de toutes façons, même si tu me préviens avant, je ne sais pas trop quoi faire pour empêcher ça…
Somebaudy dit : de fait
V. dit : c’est un métier, juguleur d’apocalypse
V. dit : c pas donné à tout le monde
Somebaudy dit : y a une formation qui prend des siècles
V. dit : déjà le concours d’entrée est très strict
V. dit : tu plantes une épreuve et c’est fini
Somebaudy dit : pouf ! une planète en moins, ça fait désordre dans la galaxie
V. dit : tu m’étonnes, on peut pas laisser ce genre de boulot à un stagiaire qui ne sait pas bien ce qu’il fait
Somebaudy dit : ils s’entraînent où les stagiaires ? y a des planètes-écoles ?
V. dit : oui bien sur
V. dit : in a galaxy far far away
Somebaudy dit : hm… je crois avoir vu quelques home movies réalisés sur ces planètes-écoles.

Monsieur Merckx, je garde une souvenir marquant de votre (de ta ?) carrière cycliste. Un jour que, tout bambin, je jouais à Eddy Merckx (escalader et désescalader à toute vitesse les escaliers en me prenant pour le maillot jaune 1969), mon menton a rencontré brutalement une balustre. Depuis, j’ai une cicatrice au visage.
Ca n’empêche pas que ton palmarès (allez, on se tutoie !) reste de loin supérieur à celui du Texan à roulettes. Ca ne m’empêche pas de faire heu… du vélo.
Je suis accro à une poudre blanche et pour mon malheur elle est en vente libre. Ma came à moi ne vient pas de Bogota, elle sort des usines de Tirlemont. Je ne la sniffe pas. Je n’ai pas besoin de seringues pour consommer. Et en plus c’est 100% légal. Même pas le frisson de l’interdit.

Mon Pablo Escobar à moi, c’était Roberto Goizueta, le feu boss d’une sympathique PME d’Atlanta qui commercialise du sucre liquide au goût de cola, du sucre liquide au goût de citron, du sucre liquide au goût orangé, etc.
Dans les plats que je mange, dans les boissons que j’avale, dans les écarts chocolatés que je m’autorise il y a du sucre. Elle est où la réunion la plus proche des Betteraves Byproducts Addict Anonymous ?
Voici mon programme pour ce samedi soir sur la terre :
(ici une photo de moi en tenue d’infirmier, dès que mon PC et mon Coolpix se seront souvenus qu’ils se connaissent. Là ils se snobent et font ceux qui ne se reconnaissent même pas…)
Autrement dit, je vais franchir les portes d’un établissement de soin, vêtu en infirmier d’Edith Cavell et je justifierai ma tenue par le fait que je compte assister immédiatement après à un non-mariage pour lequel il convient d’être vêtu de blanc Virginal heu… virginal.
Donc, si le personnel infirmier me suggère de passer quelque temps dans une pièce confortablement capitonnée, complète généreusement ma tenue d’une camisole certes seyante mais un peu serrante et m’offre en plus une conversation avec un interlocuteur diplômé voire quelques cachets calmants, il n’est pas sûr qu’ils me laissent en plus blogger.
Au moins, pour m’apporter des oranges, ça sera direct par le Ring…
Aujourd’hui, j’ai 12 ans. Pour la troisième fois. Je suis toujours aussi jouette que les deux dernières fois que j’ai eu 12 ans.
Aujourd’hui j’ai 18 ans, pour la deuxième fois. J’ai toujours la même curiosité gourmande que la première fois que j’ai eu 18 ans.
L’an prochain, le chiffre de mon âge sera un nombre premier. Et les 365 jours qui m’en séparent sont juste ce qu’il faut pour désapprendre à terminer mes conversations téléphoniques par un ” ciaociao ” qui se prononce de plus en plus ” tchotcho “…
La langue de bois du politiquement correct et du marketingement aseptisé n’a pas encore poussé la porte des établissements de pompe funèbre et on se demande bien pourquoi :
Ne disez plus cercueil dites “packaging post-mortem” ou “résidence définitive de petite taille”.
Ne disez plus “crématorium” mais dites “dernier fumoir”.
Ne disez plus “enterrement” mais dites “friends and family event à caractère deuillatoire, walking buffet en option”.
Ne disez plus “urne funéraire” mais dites “cendrier king-size à usage unique”.
(Ce post n’aurait pas été possible sans la collaboration de la Forêt de Soignes.)
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