
Il s’appelle “Ford Capri, c’est fini.” Il pèse un peu plus de 50000 mots. La gestation a commencé début septembre (mais de quelle année ?). L’accouchement a duré 25 jours.

Je vais laisser sa pâte lever quelques semaines sans y toucher, je vais passer une couche d’editing et puis j’entreprendrai la démarche qui consiste à contacter le bon directeur de collection chez le bon éditeur.
S’il y en a dans la salle…
Ce mois-ci, la première chose que je fais chaque matin, c’est rejoindre par traitement de texte interposé quelques milliers de fondus qui ont fait le pari avec eux-même de pondre 50 000 mots de fiction en 30 jours (cinquante mille mots).
Pour suivre mes progrès, cliquez sur ce lien.
Après avoir laissé la chose fermenter dans un tiroir quelques mois ou quelques semaines, je procéderai au vrai travail d’écriture (écrire, c’est réécrire).
Et une fois satisfait de l’état du texte et une fois passé sous les fourches caudines d’Antidote, soit je le balancerai en direction de gens dont c’est le métier de faire des livres, soit je le balancerai sur lulu.com.
Comme mon énergie créative personnelle passe dans ce projet, je ne peux pas promettre 26 posts comme le mois dernier. Par contre, dans tous mes posts de novembre, sauf les Marabout-Flash, il y aura cette image :
.
Allez ! Plus que 45700 mots et c’est bon !
15. 10. 05.
Neuf ans et un mois après être entré à la Maison du Porte-Plume pour y acquérir, à la sueur de mes économies, un Mont-Blanc Meisterstück 4810, machine à érire et à pedigree tatoué sur son clip ring, je remets ça.
Dans l’intervalle qui sépare ces deux dates, je me suis mis récemment à recevoir des SMS qui parlent de mon génie littéraire, j’ai été lauréat de l’un ou l’autre concours d’écriture, j’ai scénarisé et mis en scène (merci encore, Franco…). Il y a deux mondiaux d’impro de ça, en croisant l’étoileur Jean Van Hamme qui descendait les marches de la Doudingue, j’a eu un cri du coeur. J’ai fait ma groupie du scénariste. J’ai exprimé à haute voix le voeu d’exercer sa profession moi aussi. Deux mondiaux d’impro plus tard, ce cri du coeur est de moins en moins naïf, de moins en moins présomptueux e de plus en plus prophétique.
Mais pour aplatir la balle entre les poteaux, pour prendre mon envol, une seule plume ne suffit pas. Tous les signes me poussent à nouveau vers le 6 du boulevard Adolphe Max. Après un flirt de comptoir avec la marque Pélikan, il est temps d’apercevoir le rebord de la réalité. Cette marque inflige une pression majeure à mon majeur droit. Il est temps d’écouter le sourire de la vendeuse et de monter à bord du modèle Carène de Waterman. Une ligne de off-shore taillée en soufflerie, une carosserie laquée grenat, faite pour traverser à dos d’hélice, la Baie de Naples, le lac de l’Amertume et la mer de la Médiocrité au nez et à la barbe des gabelous de la police du Style et rapporter en contrebande des cartouches de mon imaginaire sur la terre ferme et quadrillée 5 mm. Fermement accroché à son bastingage, je mets le cap vers de nouvelles aventures qui restent à écrire…
“We need two words to replace the word ‘want.’ One word for when you just want something, and another for when you want something strong enough to change in order to get it.”
C’est une citation trouvée ici de ce garçon.
Ecrire c’est écrire, c’est écrire et écrire et écrire et encore écrire, mais comment ?
Je suis intimement persuadé que l’écriture n’est pas uen activité abstraite, intellectuelle et désincarnée, mais bien une activité physique. Les composantes matérielles de l’écriture influent sur le texte obtenu à l’arrivée.
Je prend beaucoup de plaisir à noirci (à bleu-nuiter) les pages d’un cahier Clairefontaine avec la plume de mon Montblanc, mais ce plaisir est à double tranchant. Je répugne à raturer, je réfléchis (trop ?) avant de laisser la plume s’envoler. Alors que la rédaction d’un texte exige avec tyrannie que des mots soient envoyés dans l’enfer de l’oubli et que d’autres soient jetés en pâture aux spotlights de Tropisme.

Par une twisterie de l’esprit, j’enlève ces scrupules de mes chaussures et je rature gaiement avec un stylo Sheaffer dans les pages moins prestigieuses d’un cahier qui présente – twisterie numéro deux – l’avantage d’offrir des pages pré-détachables. C’est sur les pages de ce cahier que j’ai rédigé un des posts dont je suis le plus fier (Desproges, reviens !).
Je suis persuadé que sur des pages plus solidement arrimées à la reliure, l’inspirationaurait été plus paresseuse.
Ceci est le post inaugural de la catégorie “les coulisses de l’exploit”. On va causer d’écriture, de textes et de récits.
alban, alban, alban, alban, alban, alban, alban, alban, Mike
Un pompier arlonnais, un pompier, François, Hervé, Andre, rincevent, mtlm, antman, Bridge, Un Homme [...]
youssef elammourri, berrichonne, el hadji, bipele, youssed elammourri, hervé, kerten, akim, diattus, sieuga njiepi marius [...]
alain, merouane, ghozali mekaouche, required, required, kj:, azizooo, David Duvel, sara, PaKaL [...]
marie van brusselen, Marievh
zahia, zahia, Dark Eagle