Une petite quinzaine après La Nouvelle, une semaine après La Cérémonie, il est temps de reprendre la parole, de décider d’écouter à nouveau la sonnette du “c’est bloggable”. Parce que quand on ne blogge pas, la vie cesse d’être bloggable.
Pourquoi ces quelques jours de silence ?
Une grand-mère à qui on dit “adieu”, c’est une enfance qui s’éloigne.
J’avais envie d’envoyer des cartes de bon anniversaire ou de joyeuses naissances et autres événements positifs à de parfaits inconnus. J’avais envie de commettre quelques attentats d’art postal façon Robin des Bois qui tirerait des flèches qui font du bien, les yeux fermés.
Le plan était de glisser dans ces cartes un petit mot qui explique la démarche et qui envoie vers un site web pour lequel j’avais une idée de nom de domaine et, donc, le doigt sur la gâchette de la carte de crédit.
Et puis je me suis dit “comment je vais faire pour trouver des adresses postales au hasard ?”. J’ai demandé “adresses postales au hasard” à mon ami Google et c’est comme ça que j’ai découvert le postcrossing.
Il y a donc quelque part en Finlande, quelqu’un qui va se ramasser cette carte dans la boîte. Et une fois qu’elle sera bien arrivée, je n’aurai - théoriquement - plus qu’à patiemment attendre ma petite surprise venue de je ne sais où, envoyée par je ne sais qui…
L’autre jour sur facebook, j’ai cru porter des lentilles à double foyer.
Mais non : il y a bien parmi mes contacts facebook deux jeunes femmes qui ont choisi pour l’exercice de style “la photo de mon profil sur facebook” une image les représentant de dos, en maillot, qui face à une mer bleue et tropicale sur une plage de sable fin et blanc, qui au bord d’une piscine de villa de vacances, sans nous montrer leur visage, sans donc que nous puissions savoir si au moment de la photo, leur frais minois reflétait la joie d’être en vacances dans un endroit de rêve, des interrogations métaphysique existentielle relative au choix du cocktail qui donnera le coup d’envoi du repas du soir, des angoisses sur l’avenir de la planète, des questions sur l’harmonie toujours difficile à trouver dans les relations entre hommes et femmes en ce début de troisième millénaire ou la plus prosaïque préoccupation face à la vitesse d’évaporation du cubi de rosé fraîchement rapporté de l’Intermarché local en même temps que la baguette et une dépanne de crème solaire.
Ca va faire un an qu’on est plus tranquille dans cette ville : plus moyen de fermer tranquillement son établissement de saucisse au mètre, de faire son affable président de la Commission Européenne devant les lecteurs du vespéral, de mourir dans un parc, de se bastonner la race sous prétexte qu’on est à Anderlecht ou même de causer tranquille dans le métro, sans que la clique révisionniste contre-révolutionnaire de Bxlblog.be pointe le bout qui de ses oreilles, qui de son appareil photo numérique, à l’affut du post bien juteux qui affolera les statistiques et épatera les copains de la terrasse du Belga.
Après une première année pareille, je me demande ce qu’ils vont bien pouvoir trouver pour leur An II…
(ça fait tout bizarre de parler à la troisième personne d’une fine équipe dont on fait partie…)
Anderlecht is burning à cause d’un appel à la castagne lancé sur ce qu’il faut malheureusement bien devoir appeler un blog. Autant envoyer un communiqué à Belga avec les noms des organisateurs… Grâce à la naiveté de la personne qui a lancé cet appel sur un blog, la maréchaussée a pu préparer et anticiper. Si l’appel avait été lancé de bouche à oreille, la réaction policière aurait été plus lente et les conséquences plus importantes.
Comme le fait de lancer les appels à l’émeute par blog interposé est une bonne chose, il ne faut nullement condamner le canal qui a été choisi mais l’encourager. Une google maps avec les points de rendez-vous ? Un wiki pour s’inscrire ?
Ou alors beaucoup mieux, se contenter de lancer des pavés virtuels, de lancer des insultes dans les commentaires. Mais pour une bonne flame war, il faut quand même savoir écrire…
Je dis ça je ne dis rien, mais crois bien que la sympathique et très bloggeur-friendly bière Vedett avait l’une ou l’autre activité dans le parc royal ce soir… (un grand bonjour au passage à Cole Porter : Cole si tu me lis…)
Bon ben… Le leader des Gangsters d’amour est parti, trop tôt, faire un hold-up au paradis. Je ne sais pas si je chantonnerai encore “Meurtre à Hawaii” dans les moments où la bande-son de ma vie réclame des cuivres sautillants et entraînants.
Toujours est-il qu’un beau jour, intrigué par les paroles de ”Canadair”, j’ai vérifié par mail s’il y avait un double sens à entendre dans :
Canadair mon dernier Canadair
Bientôt j’aurai largué l’eau rance
Qui s’endort vers l’étang de Berre
Pour vivre plus de transparence
Canadair mon vieux Canadair
Ce soir nous oublierons l’eau rance
La réponse de Jeff Bodart est arrivée assez rapidement. Je ne m’étais pas complètement trompé en entendant
Le concept de “bistronomics” a été lancé par Stowe Boyd, je ne fais que partager avec la partie francophone d’Internet.
Or donc, pour que le moment de l’addition ne vienne pas apporter une coda tout en glissando à un repas tout en convivialitude, la recette est la suivante :
- Il est notifié aux convives avant l’apéritif que le règlement se fera sous le régime “bistronomique”.
- Une personne (”la banque”) paie le montant total de l’addition au restaurant.
- Le reste des convives, sans addition, division, soustraction ou spéculation à voix haute, fait parvenir à la banque une certaine somme, qu’ils estiment juste, en se basant sur les chiffres imprimés à droite du nom des plats sur le menu.
- …C’est tout ! Pas de bataille de chiffonniers, pas d’affrontement idéologiques entre ceux qui préfèrent payer leur quote-part et ceux qui divisent la douloureuse par le nombre de convives.
… pour la bonne et simple raison que votre serviteur est déjà passé par là…
Apparemment, je ne suis pasleseul à avoir pensé au twitter-squatting. Je serais chef de marque, j’irais vite, avec un noeud dans l’estomac, vérifier si twitter.com/le-nom-de-ma-marque est toujours libre…
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RSSEmilie, Lucien
pape malick konte, malick, noel, rifai khalil, issa, benali amine, aboubacar, birama diagne, hamid bah, sanogo Amara Kader [...]
tof tof a donf, ali, sarr, evelyne, chewie, korbo
Ouvrir une bière (la question de Barnabé) at Everybody needs Somebaudy
juste moi, pierred, jimich, chewie, Izo
moh_mima, alain, petits mots d’amour pour “ma puce” at Everybody needs Somebaudy, merouane, ghozali mekaouche, required, required, kj:, azizooo, David Duvel [...]