Archive for the 'P.P.P.P.P.' Category

Cette putain de convocation.

convocation

J’ai poussé un “Yes !” retentissant en la retrouvant.

Parce que j’ai cherché dans tout mon appartement après l’endroit où moi, mon chat ou ma polonaise de ménage avaient bien pu la mettre. Parce que je suis dans une année GTD. Parce que je suis en train de découvrir qu’il est possible d’être créatif et organisé. Mieux : qu’être organisé, loin de nuire à la créativité, contribue à augmenter la quantité (et peut-être même la qualité) de la production créative.

J’aurais sans doute pu voter avec ma seule carte d’identité mais je l’aurais pris comme un échec. Je prend donc ce dimanche électoral comme une victoire de plus sur moi-même. Corollaire positif de cette chasse à la convocation frénétique, j’aurai au moins deux sacs jaunes à déposer sur le trottoir jeudi soir. Ca fera toujours ce volume d’inutilité en moins pour me pomper l’air dans mon appart et donc plus de place pour me sentir plus à l’aise chez moi et avec moi, ce qui n’est jamais inutile.

AutoHotKey : un ange gardien dans mon PC

Dans le cadre de mon année “lifehack“, j’ai installé, testé et approuvé AutoHotkey. Pour l’instant je n’utilise cet automatiseur que pour une et une seule chose : détecter et corriger mes fautes de frappe.

L’effet est magique : je tape un mot comme je le fais c’est à dire vite et pas forcément en regardant mon clavier. Je commets une faute de frappe. Et avant que je puisse atteindre la touche “retour arrière”, un ange gardien bienveillant est repassé derrière moi et le mot que j’ai tapé devient le mot que je voulais taper, comme par magie…

Quand j’atteindrai le stade où je peux passer une ou deux journées sans devoir lui en apprendre de nouvelle, quand il connaîtra tout mon répertoire de faute de frappe (et il y en a…) je n’hésiterai pas à partager mon script “ange gardien” (c’est vraiment comme ça qu’il s’appelle) avec le groupe.

Carène

15. 10. 05.

Neuf ans et un mois après être entré à la Maison du Porte-Plume pour y acquérir, à la sueur de mes économies, un Mont-Blanc Meisterstück 4810, machine à érire et à pedigree tatoué sur son clip ring, je remets ça.

Dans l’intervalle qui sépare ces deux dates, je me suis mis récemment à recevoir des SMS qui parlent de mon génie littéraire, j’ai été lauréat de l’un ou l’autre concours d’écriture, j’ai scénarisé et mis en scène (merci encore, Franco…). Il y a deux mondiaux d’impro de ça, en croisant l’étoileur Jean Van Hamme qui descendait les marches de la Doudingue, j’a eu un cri du coeur. J’ai fait ma groupie du scénariste. J’ai exprimé à haute voix le voeu d’exercer sa profession moi aussi. Deux mondiaux d’impro plus tard, ce cri du coeur est de moins en moins naïf, de moins en moins présomptueux e de plus en plus prophétique.

Mais pour aplatir la balle entre les poteaux, pour prendre mon envol, une seule plume ne suffit pas. Tous les signes me poussent à nouveau vers le 6 du boulevard Adolphe Max. Après un flirt de comptoir avec la marque Pélikan, il est temps d’apercevoir le rebord de la réalité. Cette marque inflige une pression majeure à mon majeur droit. Il est temps d’écouter le sourire de la vendeuse et de monter à bord du modèle Carène de Waterman. Une ligne de off-shore taillée en soufflerie, une carosserie laquée grenat, faite pour traverser à dos d’hélice, la Baie de Naples, le lac de l’Amertume et la mer de la Médiocrité au nez et à la barbe des gabelous de la police du Style et rapporter en contrebande des cartouches de mon imaginaire sur la terre ferme et quadrillée 5 mm. Fermement accroché à son bastingage, je mets le cap vers de nouvelles aventures qui restent à écrire…

Aigre-doux et gilet de plomb

aigre, doux

Prégénérique : dans l’escalier du centre culturel de Schaerbeek, je m’étonne de ne pas croiser d’envoyé spécial du Guinness Book. Pourtant, il y a du record du monde d’aigre-doux dans l’air.

Soundtrack : Nancy Sinatra ” Bang, bang, my baby shot me down ”

(Aigre)

Je suis en acier Hattori Hanzo. Je suis le sabre de The Bride dans Kill Bill. Je suis l’objet le plus tranchant du monde. Je m’efforce d’être fort et focused, de ne pas savoir ce que je sais, de ne pas voir ce que je vois.

Les rafales à haute vitesse initiale que je me tire-moi même dans la tête et dans mon imaginaire viennent s’écraser – c’est nouveau - sur un mystérieux rideau blindé.

(Doux)

Je ne suis pas seul dans la barquette. Il y a autour de moi une équipe et des sourires auxquels me raccrocher. Ils ne savent pas à quel point en cet instant ils comptent pour moi. C’est mon S.W.A.T. Team, mes gardes du coeur. Je me bat pour ne pas me noyer dans l’amertume.

Soundtrack : Afghan Whigs ” Honky’s Ladder ” et Front 242 ” Headhunter ”

(Aigre)

5,4,3,2,… Impro ! Blindspot. Angle mort. Bite the bullet. Pilote automatique. Avaler couleuvre. Je me surprend à éprouver du plaisir, comme par surprise, comme quoi il y a moyen de boire, même dans le désert. Rimer comme un chef mais en y prenant pas autant de plaisir que j’aurais pu.

Soundtrack : Kylie Mingie : ” Confide in me ” et Françoise Hardy ” V.I.P. ”

(Doux)

Mon armure est en velours et en 501. C’est rare, c’est même très rare, mais je suis content de la façon dont je suis habillé. Je suis fier d’avoir des chaussures et un pull assorti.

Soundtrack : MC Solaar ” Solaar pleure ”

(Aigre)

La fête est finie, c’est l’heure où chacun rentre chez lui. Séquence émotion. L’un après l’autre, les lights repassent ” au green “, les systèmes redeviennent ” go “. Ignition sequence start.

Soundtrack : Bauhaus ” Ziggy Stardust ”

Ca c’est pas de la chanson de jeannette. L’épreuve est derrière moi. J’ai enlevé mon gilet de plomb. Ce qui ne m’a pas tué m’a rendu plus fort. Je suis en acier Hattori Hanzo. Je suis le sabre de The Bride dans Kill Bill. Je suis l’objet le plus tranchant du monde. Je suis en route et l’obstacle qui voudra m’arrêter devra se lever tôt.