by admin on 20 avril 2009

Il y avait assez de beautés slaves pour lancer une agence de top-models, il y avait quelqu’un qui sait ce qui a maintenu Philips à flot pendant les années 80, il y avait un dessert au fromage blanc et au kiwi pas attirant pour l’oeil mais délicieux quand on décide d’écouter sa curiosité, il y avait Essays in love de Alain de Botton, il y avait de quoi nourrir une famille de quatre personne pendant un ou deux jours…

Il y avait un putain de niveau de conversation qui volait au moins aussi haut que l’étage où ça se passait, il y avait un green roof, il y avait l’attitude ouverte et bienveillante envers le nouveau-venu que, jusqu’à plus ample informé et preuve du contraire, j’ai envie d’attribuer à tous les expats.

by admin on 13 avril 2009
C’est par un « ça… c’est fait ! » et avec un pincement au coeur qu’a pris fin un projet qui a débuté le 2 septembre par un coup de sonnette à ma porte.

Comment les comédiens, les metteurs en scène, les régisseurs et même un peu les auteurs (de leur vivant) procèdent-ils à la dissolution de la petite famille qu’ils ont formé le temps d’un projet ?
En fêtant.
Une fète de dernière représentation, ce sont des private jokes, des rires, des “plop” de bouchons, des bulles dorées qui coulent dans les verres. En général, ces accessoires parviennent à masquer l’émotion que ressent chacun des participants. Il y a des roses et des petits mots (écrits, dits, pensés) pour chacun.

Pour moi, cette collaboration a été un réel bonheur dans les relations avec les comédiens et le metteur en scène. Je souhaite à tous les projets de spectacle de baigner dans la même huile d’oméga quinze virgule trois.
by Baudouin Van Humbeeck on 18 décembre 2008
« Les envahisseurs. Ces êtres étranges venus d’une autre planète. Leur destination: chez moi. Leur but: en faire leur univers. Baudouin les a vus. Pour lui, tout a commencé par un coup de fil du propriétaire, le long d’une route solitaire de campagne, alors qu’il cherchait un peu de concentration qu’il ne trouva jamais. Cela a commencé par une auberge abandonnée, et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l’atterrissage d’une camionnette venue d’une autre galaxie. »

On est quatre dans l’appartement – cinq en comptant le chat – est c’est pas vraiment pour des raisons festives. Le terrain de ma vie est impraticable depuis un peu plus d’un mois et je n’en peux plus de devoir remettre les matches.
Le propriétaire de ma résidence actuelle a décidé d’équiper mon logis de nouveaux châssis et d’un chauffage central. Un détail peut avoir son importance : en ce moment, j’habite chez moi. J’habite donc momentanément dans un chantier. Essayez quelques heures et vous découvrirez à quel point ce n’est pas de la tarte.
Sur le flanc gauche il y a le plafonneur des lilas. Quand il était en train de poncer, décaper et repeindre la cage d’escalier de l’autre côté de la porte, je pouvais détecter sa présence juste à cause de la puissance olfactive des cigarettes qu’il place sous sa moustache débonnaire et polonaise.
Il est en train de rhabiller les briques qui avaient été mises à nu au moment de la pose des nouveaux châssis. Ce que j’ai posé comme rideau de fortune pour occulter ma chambre la nuit, cette mince passerelle vers le sommeil, ne va pas tarder à tomber au sol. C’est pas comme si mes journées étaient reposantes en ce moment. Sans l’aide du fidèle Stilnoct, je crains fort que Morphée ne prenne même plus la peine d’ouvrir mon dossier.
Un peu partout ailleurs sur le terrain, il y a le duo d’attaquants. Vous me demanderez “c’est qui ?”. Je répondrai “c’est le plombier”. L’autre c’est son apprenti. Certains jours, l’apprenti choisit de rester dans son lit. J’aimerais pouvoir en faire autant.
Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis levé pour remettre une porte entre moi et le froid de la rue. Pour satisfaire leur besoin urgent de faire passer des tuyaux, j’ai déplacé au moins une fois à peu près 98% des objets qui se trouvent chez moi. Autrement dit, j’ai déménagé à domicile, le plus souvent à la dernière minute. Je soupçonne qu’ils me respectent autant que je me respecte moi-même, c’est à dire pas tout à fait assez.
Et maintenant le revers : ça se termine. J’ai découvert l’efficacité de la combinaison casque de chantier + boules Quies. Je vais pouvoir rebondir. Je vais pouvoir regarder toutes mes possessions matérielles et décider lesquelles m’encombrent inutilement et lesquelles méritent une place de valeur dans un joli appartement qui ne peut de toute façon pas être pire. Merci les gars.

Maintenant, Baudouin sait que les Envahisseurs sont passés par là, qu’ils ont pris forme humaine, et qu’il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar est enfin sur le point de se terminer.
Avec Roy Thinnes dans le rôle de David Vincent.
by Baudouin Van Humbeeck on 7 décembre 2008

Et bien le réalisateur est actuellement en train de tourner le téléfilm « Facteur Chance » du côté de chez nous.

Il y la salle des guichets de la maison communale de Schaerbeek grimée en bureau de poste.

Il y a Lorant Deutsch qui lit l’Eneide entre les prises. Il y a Bernard Le Coq avec deux costumes trés différents.

Il y a Zorro, il y a des liasses de faux billets et il y a des postiers.

Et il y aura bientôt un XXXXXXX venu faire XXXXXXX, mais je me suis engagé à ne pas XXXXXX

by Baudouin Van Humbeeck on 15 novembre 2008
Valium ? Pourquoi faire… Tout ce que j’ai eu à faire, c’est baver, respirer bien profondément, bien calmement et surtout faire en sorte que ma gorge ne fasse pas le mouvement d’avaler la Steadicam miniaturisée qui me cherchait un courant d’air dans le bide.
N’empêche que pendant une gastroscopie, les dix choses qu’on a le moins envie d’entendre sont :
- Oui, oui, c’est normal…. Bien dormi ? On était à court de produit anesthésiant, alors on vous a endormi en vous lisant le Moniteur Belge.
- La bonne nouvelle, c’est que votre collection de boules de billard sera à nouveau complète très prochainement…
- Tiens… l’appareil n’a jamais fait ce bruit avant. J’espère que c’est normal…
- C’est marrant, on dirait l’entrée du Tunnel sous la Manche. En un peu plus grand, même…
- Ah ! L’heure, c’est l’heure ! Pas de panique : je reviens de ma pause de midi dans deux petites heures…
- Is this the Guiness Book of World Records ? Can you please send a photograph and a camera crew real quick to the hospital please ? Otherwise the world will never believe me…
- Dites-moi Kane, vous n’auriez pas quitté le Nostromo pour aller explorer une planète déserte, par hasard ?
- Mon prénom, son prénom. La date de notre mariage. Heu… J’ai la mienne. Donc, c’est l’alliance de ma femme. Va falloir qu’on parle, nous trois…
- Ca vous ennuie beaucoup si dans quelques m… heu… quelques années les manuels de médecine donnent mon nom à votre maladie ?
- Dites Gontran… arrêtez de jouer avec cette machine, rendez-moi ma blouse et retournez nettoyer le couloir, s’il vous voulez bien.
by Baudouin Van Humbeeck on 30 juin 2008

Tous les derniers dimanche de juin, Le Roeulx accueille des aérostiers. Pour ce patelin, c’est l’occasion annuelle de sortir les bancs et les tables pliantes. Je n’ai pas mené d’enquête pour savoir pourquoi c’est fin juin qu’il y a au Roeulx un carnaval, rituel de printemps qui annonce la fin de l’hiver.

J’étais là pour survoler la région en montgolfière. Le pilote a regardé les nuages, la carte, la cîme des arbres et finalement il a décidé de ne pas voler. Certains de ses confrères (ceux avec un nom de sponsor sur la voilure) ont fait péter le propane dans l’enveloppe.

Il faut toujours être d’accord avec le pilote, quel que soit son âge.
by Baudouin Van Humbeeck on 22 juin 2008

Une petite quinzaine après La Nouvelle, une semaine après La Cérémonie, il est temps de reprendre la parole, de décider d’écouter à nouveau la sonnette du “c’est bloggable”. Parce que quand on ne blogge pas, la vie cesse d’être bloggable.
Pourquoi ces quelques jours de silence ?
Une grand-mère à qui on dit “adieu”, c’est une enfance qui s’éloigne.