Ca n’est pas une Foire du Livre s’il n’y a pas ce vendeur de stylos dont la plume (en iridium) peut se planter dans une planche en faisant « tchac ! » (contient des échantillons d’écriture de jeune fille).
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"some stress on writing"
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Ca n’est pas une Foire du Livre s’il n’y a pas ce vendeur de stylos dont la plume (en iridium) peut se planter dans une planche en faisant « tchac ! » (contient des échantillons d’écriture de jeune fille).
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Dans cette saison de 24 heures, l’agent Nicolas A. est face à un défi d’écriture inédit : rédiger un polar en 24 heures sans jamais ni sauver la vie du président des Etats-Unis, ni aller chercher sa fille à son stage de kidnapping.
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Résumé : Slade, journaliste qui a arreté de fumer à cause de la guerre en Bosnie a, il y a exactement neuf mois, tiré un coup sur une plage avec Sheila, une chaudasse qu se trouve être gynéco. Disette sexuelle ou miraculeux hasard narratif, au chapitre 1 il renoue le contact. Comme on est dans la collection Harlequin Superpapa, Sheila est en cloque.

* Ne gaspilllons pas plus de deux paragraphes pour insulter l’intelligence de la lectrice
“Les contractions se succédaient avec force et régularité. Rien à voir avec la fausse alerte de la semaine dernière.
Sheila regarda vers la porte. La tentation état grande de courir après Slade. Mais non, elle n’avait aucune raison de revenir sur son premier mouvement. Elle achèverait seule ce qu’elle avait commencé seule.”
* Cette semaine dans Flair : notre dossier de couverture “Bien réagir quand votre mec vous apprend qu’il est un batard”.
- “ Je suis un enfant illégitime dit-il d’une voix sourde”
- La belle affaire répondit Sheila, vous y avez survécu, non ?”
* De l’influence de la dilatation utérine sur le succès des demandes en mariage
- “Vous pensz que le bébé arrive ? demanda Lisa [L'Infirmière des soins pas très intensifs]
Sheila confirmat d’un battement de paupière.
Mais avant, nous allons nous marier, dit Slade. »
* Les avantages prophylactiques du bouche à bouche conjugal en salle d’accouchement : a case study
“Sheilla se mordilla les lèvres.
Mettons que je dise oui…
A ces mots, Slade l’embrassa à pleine bouche. Surprise, Sheila se laissa faire. Après quoi, toute étourdie, elle reprit son souffle avec difficulté. »
* Comment terminer à peu près dignement pareil chapitre :
“Ecroulée contre le dossier du fauteuil, Sheila lui fit un signe de la main.
Allez le chercher si vous voulez, murmura -t- elle. Mais je ne promets rien.”
Notez, greffier, elle se marie dans 4 pages, mais, je cite “je ne promets rien”.
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Résumé du chapitre précédent : un journaliste-baroudeur s’est dit “nous avons forniqué sur une plage il y a neuf mois, si j’allais lui dire bonjour ?”

* comment annoncer qu’elle est enceinte au lecteur :
“Enfin si je tiens le coup jusque-là” pensa-t-elle en caressant son ventre rebondi. »
* combien de phrases pour traiter de la problématique des mères célibataires ?
“Mais, lorsqu’elle s’était retrouvé sur la table d’examen, l’amour maternel qui s’est éveillé en son coeur avait été plus fort que tous les arguments raisonnables.”
- 25 mots et c’est plié !
- Au milieu des années 90, deux inconnus qui “se donnent l’un à l’autre” comme on dit dans ce genre de pages n’ont recours à aucune contraception. Etonnant, non ?
* comment annoncer à son coup d’un soir que c’est lui le père :
“-Neuf mois ?
Slade s’assit sur le bord du bureau. Il n’était plus du tout certain que ses jambes pouvaient le porter.
- Mais alors, ce bébé, c’est…
- Le vôtre, acheva Sheila”
- Cette pétasse ne reconnaît pas sa participation et ne dit pas “le nôtre”.
- C’est juste moi ou un subjonctif aurait été bienvenu ?
* La dernière phrase :
“Pas d’erreur, elle était en travail. Pour de bon, cette fois-ci.”
A votre avis, que va -t- il se passer dans le prochain chapitre ?
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Livrer en un seul post une analyse des 12 chapitres de “Souvenir d’une nudité” heu… “Souvenir d’une nuit d’été” serait une faute bloggesque grave : d’une part parce que l’actualité ne se bouscule pas précisément au portillon, d’autre part parce que “Souvenir d’une nuit d’été” est vraiment très croustillant. Marie Ferrarella : bravo l’artiste, c’est du tout grand !

Chapitre 1 :
Slade Garret, journaliste de guerre, ex-fumeur, a brusquement, comme le hasard fait bien les choses envie de revoir un coup d’un soir d’il y a… neuf mois. On n’est pas dans la collection “Superpapa” pour rien. Avant de sortir de sa voiture, il se la joue flash-back
* La première phrase :
“Slade Garrett s’étira autant que le permettait l’exiguité de sa voiture et contempla d’un oeil perplexe l’édifice de béton et de verre qui surplombait le parking.”
* La meuf
Pour décrire la donzelle, la maison Ferrarella ne se moque pas de la clientèle : “Elle portait une robe du soir bleu nuit, dont l’étoffe légère épousait chaque courbe de sa longue silhouette. Le décolleté en coeur laissait deviner sans rien en montrer deux seins parfaits. La finesse de la taille, l’arrondi des hanches, le galbe du mollet atteignaient ce degré de perfection qui se rencontre plus souvent sous le ciseau d’un sculpteur que dans la nature”.
C’est marrant le choix des mots quand même : une étoffe qui “épouse”. Une façon d’annoncer le mariage en salle d’accouchement du chap… oups, j’ai failli l’écrire.
Mon lectorat féminin peut-il m’éclairer sur ce décolleté en coeur qui ne montre rien ? C’est mon niveau de testostérone qui m’aveugle ou c’est un oxymoron ?
* La nuit d’amour à la plage
“Slade n’aurait jamais cru qu’une femme puisse avoir tant à offrir. Il avait découvert dans ses bras des nuances de plaisir infinies”. Plus bas, même page, retenez bien ce détail : “Après une nuit passée à faire l’amour et à ne s’arrêter que pour reprendre haleine, ils s’étaient quittés à l’aube, avec la certitude que ce qu’ils venaient de vivre allait devenir le joyau de leur mémoire”.
En vrac :
- Passons sur le “joyau de leur mémoire”, parce que des figures de style comme celle-là, il y en a toutes les trois pages.
- « Ne s’arrêter que pour reprendre haleine » A quand l’apparition du concept de période réfractaire dans la collection Harlequin voire dans la fiction tout court ?
- On est en 1996 (en 8 avant Facebook si vous préférez) mais au petit matin, ils se quittent sans se laisser de quoi se contacter ?
- Quelle cruauté pour la fidèle cliente qui achète son Harlequin en même temps que les Félix de son chat, son paquet de Saint-Michel sans filtre, ses douze bouteilles de Gordon pour le week-end et son billet Euromillions : elle est obligée de faire appel à son imagination pour les « nuances de plaisir infinies ». Ou bien, souhaitons-lui, à sa mémoire.
* La fin du chapitre :
“L’infirmière ouvrit la porte de verre dépoli et disparut.”
(à suivre)
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C’est nouveau, ça vient de sortir : tous les deuxièmes jours de chaque trimestre (2 janvier, 2 avril, 2 juillet, 2 octobre) un petit point de la situation sur les projets littéraires qui sont “dans le pipe”.
DefCon 1
- le projet B.S. (écriture à quatre mains) : structure OK, personnages OK, va juste falloir se cracher dans les mains et pousser sur les touches du clavier un de ces jours… Deadline : a.s.a.p.
- Mystérieux projet éditorial 2 : l’état d’avancement est, au signe près, dans un widget à votre gauche. Deadline : 200 000 signes le 1er septembre 2009. Le mystérieux projet éditorial deviendra un peu moins mystérieux en temps et en heure. Mais vous pouvez déjà attacher vos ceintures : il ne devrait pas complètement passer inaperçu dans au moins deux pays…
DefCon 2
- Nom de code “Raymond” (c’est quand même plus convivial que INUVDLB). Recherche sur les personnages : processing. Structure : non-définitive. Enjeu narratif, dans les personnages qui est/sont les protagonistes : à déterminer. (bref : on n’est pas sorti de l’auberge). Deadline : ???
DefCon 4
- “Ford Capri c’est fini” : pour me lancer dans la réécriture, il fallait, ça peut toujours servir, que je sache ce que veut le protagoniste. Depuis ce matin, alleluia !, je sais. Deadline : ?? Il est possible que je fasse du nanowrimo2009 est un nanowrimo de réécriture.
DefCon 5
Projets feuilletons-web à la Grand Darjeeling Hotel ou Pluviose 217 : nada pour le moment. Mais vu la liste qui précède, je risque d’avoir assez peu de temps de cerveau disponible pour ce genre de conneries.
Script doctor : un projet.
Au frigo actuellement et moins prioritaire que ce qui précède : une idée de scénario long-métrage assez amusante mais qui demande de tourner quelque temps en tâche de fond dans mon inconscient (ou subconscient ou whatever).
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Le projet B.S. n’est pas..
Ca, c’est que le projet B.S. n’est pas. Mais alors… qu’est-ce que c’est le projet B.S. ?
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