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édition

Comment faire interdire un livre (ou du moins essayer)

by Baudouin Van Humbeeck on 12 mars 2010

J’ai presque envie de commencer par « il était une fois… ». Dans un camp, un éditeur qui prépare un livre sur un paisible préretraité nommé Marcel Habran. En face, ce préretraité et ses avocats (dont un scénariste fumeur de pipes).

Au milieu : l’article 25 de la Constitution. Une petite chose qui dit :

La presse est libre; la censure ne pourra jamais être établie; il ne peut être exigé de cautionnement des écrivains, éditeurs ou imprimeurs. Lorsque l’auteur est connu et domicilié en Belgique, l’éditeur, l’imprimeur ou le distributeur ne peut être poursuivi.

Le scénario : le préretraité passe une partie de son temps dans les tribunaux à suivre des procès. C’est propre, c’est chauffé, c’est bien fréquenté et c’est distrayant. Une fois, pour que ce soit encore plus intéressant, il a joué à « Je suis l’accusé ». C’est plus difficile mais plus amusant, surtout quand on gagne à la fin.

Pendant ce temps, un journaliste qui connaît bien le préretraité prépare un livre qui raconte sa carrière (celle du préretraité, pas celle du journaliste). De cette façon, le préretraité disposera d’un aide-mémoire pratique quand ses petits-enfants, perchés sur ses genoux lui réclameront : « Raconte encore, Papy ! »

Papy pourra leur raconter que son avocat a voulu faire interdire le livre et qu’ils ont laissé des messages téléphoniques et un de leurs numéros de GSM (047X XXXXX4) sur la messagerie du journaliste peu avant que Papy recommence à disputer une nouvelle partie de « Je suis l’accusé ». En fouillant dans les albums de famille, Papy pourra même montrer
un fax un peu jauni à l’idée d’interdire la publication :

Courrier de Me Berenboom à Me Uyttendaele

Le livre du journaliste sera -t- il publié ? Papy Marcel va -t- il gagner sa nouvelle partie de « Je suis l’accusé » ? Suspense…

(full disclaimer : c’est pas comme si je ne passais pas de temps en temps du temps dans les bureaux de cet éditeur)

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Un Kindle, ça n’est pas un saucisson.

by Baudouin Van Humbeeck on 5 mars 2010

On pourrait penser qu’il est facile de faire, au premier coup d’oeil, la différence entre un Kindle et un saucisson.

On aurait tort.

La preuve :

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harlequinades-musso-levy-couverture

“Si seulement tu comprenais” : ni Guillaume Musso ni Marc Lévy n’ont encore emprunté ce titre à Jane Corrie alors que pourtant, avec la bonne quatrième de couverture…

Que se passe -t- il quand on concocte un mini-texte en choisissant le début du premier paragraphe d’une page choisie au hasard (une variante de la technique de la page 100) ? Le résultat, fourni par les pages 11, 19, 41, 45, 64, 83, 99, 103, 117, 128, 146 est à la fois cohérent et énigmatique.

Jugez plutôt :

Cassy avait été finalement assez contente, alors, de ne pas s’éloigner. Sylvia lui fit face et la dévisagea longuement. Mais au même instant, un groupe de touristes s’était approché du conducteur et monta dans la voiture avec des cris de joie. Profondément affectée, bouleversée, Cassy eut envie de révéler toute la vérité à Julien. Son sourire s’évanouit. Il était injuste de classer Julien dans cette catégorie peu recommandable. Une voix familière et indésirable résonna derrière elle. L’ineffable Réginald la rejoignit en trois pas. La main de la jeune fille se crispa sur le récepteur.

- Bien, je ne peux pas me prétendre navrée ajouta -t- elle d’un air malicieux.
- C’est magnifique, n’est-ce pas Greg ?

Cassy arriva à l’aéroport de Londres à l’aube le lendemain matin. Une pensée ne cessait de la hanter, avec une insistance déprimante, en dépit de tous ses efforts pour la chasser : et si Julien avait décidé de prendre sa revanche ?

Si du wi-fi parvient à se faufiler sous le marbre funéraire du cimetière de Montmartre, le bon Marie-Henri Beyle doit se gratter d’aise dans son mausolée en constatant une fois de plus à quel point il avait raison en écrivant “Les mots les plus importants d’un roman sont ceux qui n’y sont pas.”

Heureusement, deux bonus en fin de volume viennent rappeler qu’on est bien dans la collection Harlequin :

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Comment vendre un livre comme Frédéric Beigbeder ?

by Baudouin Van Humbeeck on 18 août 2009

Note to self : si jamais je sortais un bouquin un de ces mois (*tousse*), penser à acheter un manteau noir et à me négliger la barbe.

Si ça marche pour Frédéric – Autocensure – Beibgbeder…

frederic-beigbeder

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Sachez que je rédige ceci sous la contrainte. Les deux anciens catcheurs en Ford Falcon et en Ray-Ban sont de retour. Je n’ai plus qu’une rotule en état de marche (en état de rampe serait plus exact). Le plus grand a introduit un .357 Magnum chargé dans mon félin favori. Si je ne diffuse pas la vidéo ci-dessous, il tire.

Donc voilà… N’y voyez pas du copinage avec ce monsieur Ancion que je ne connais pas, dont je ne connais pas l’adresse du nouveau site et qui ne m’a pas envoyé ses deux amis musclés, c’est juste pour sauver ma peau. Merci de votre compréhension…

P.S. Si quelqu’un dans mon lectorat parle albanais peut-il m’envoyer par SMS au 32 488 161 806 la traduction de « Tout est en ordre, votre maitre a été obéi et sera content de vous » ?

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Chère Liliane (?) de la veille Internet de BNP-Paribas-Fortis, tu seras peut-être intéressée d’apprendre que « Fortis jusqu’au bout« , le livre de Me Modrikament a été présenté à la presse aujourd’hui par son éditeur.

Le texte est d’environ 200 000 signes et le premier tirage s’écrit avec quatre chiffres.

Une moitié de ce texte a été écrite après l’assemblée générale du 28 avril mais avant le 6 mai. Bel effort, non ? Une traduction en néerlandais est en cours. Pas la peine de se demander à voix haute ou mezzo vocce “tiens… et qui le lui a écrit ?” : c’est très officiellement que Charles Bricman assume son rôle de ghost writer.

Pour ce qui est des conséquences de l’annonce de Ping An (”tout bien réfléchi, cette idée de stand-alone, on la trouve cool”) le week-end avant cette assemblée générale et néammoins gantoise, de la façon dont Me Modrikamen parle de la vision de Didier Reynders au sujet de l’art de la négociation, de la vraie raison de la loooooongue durée de l’interruption de séance pendant l’assemblée générale du 28 avril et plein d’autres détails croustillants qui seront publiés un jour (ou pas)… you shoulda been there !

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Comment se faire éditer en allant au Salon du Livre de Paris

by Baudouin Van Humbeeck on 18 mars 2008

Quelques petites choses bonnes à savoir sur le Salon du Livre de Paris et sur la journée professionnelle d’icelui, au cours de laquelle les auteurs croisent des éditeurs, des libraires et des diffuseurs :

Alexandre Jardin et son pull bleu

- c’est un bon plan d’avoir nom, adresse et téléphone sur la première page du manuscrit
- ledit manuscrit est évidemment en double interligne et recto only
- sur les stands, il y a surtout des libraires et les maisons d’édition ne sont pas sur le stand au grand complet (si quelqu’un sait ce qu’ils ont de mieux à faire ce jour là…)

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- C’est une bonne idée de repérer les collections pour lesquelles le texte a l’air taillé
- Interdiction formelle de quitter la Porte de Versailles sans un exemplaire du cataloque : c’est pratiquement le bottin de la profession

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- Les petits stands sont snobés : le visiteur parisien se comporte en papillon de nuit attiré par tout ce qui brille. Les éditeurs moins connus ont plein de temps pour faire la causette.
- Il est tout à fait possible de confier des manuscrits à des éditeurs de maison d’édition très connues. En tout cas, j’y suis arrivé. Concrétisation ou pétard mouillé ? A suivre…

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Et enfin, il serait bon de remplacer le panneau où il est écrit [Une certaine maison d’édition] par le texte suivant : “Toi qui entre ici abandonne toute espérance”. Non, ils ne prennent pas de manuscrits sur le stand, non, ça n’est pas négociable. Oui, je peux aller me faire foutre (je paraphrase…).

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La photo de Sandrine

mars 9, 2008

Prise par Sandrine-de-Racine, cette photo est parfaite pour illustrer le chapitre « à l’assaut du buffet » du manuel de guerilla mondaine.

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Maman et la maman de Maman

mars 7, 2008

Alors…
A droite, c’est Maman. A gauche, c’est la maman de Maman.
En bas, sur la photo dans la biographie ”et Serge créa Maman”, la maman qui ressemble à Maman, c’est la maman de Maman et le bébé, c’est Maman.
Autrement dit Maman maintenant ressemble à sa maman à l’époque et la maman de Maman avait alors [...]

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Inauguration de la Foire du Livre

mars 5, 2008

Le dirlo de la Star Ac belge :

Le verre vert au milieu c’est de l’Aloe Vera :

Monsieur M.O. (de Uccle) et une admiratrice :

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