by Baudouin Van Humbeeck on 25 septembre 2007

Le premier épisode de la deuxième saison de Grand Darjeeling Hotel arrive le meme jour que le redémarrage de Septième Ciel Belgique.
Il commence comme ceci :
La cartouche de .357 magnum pénètre dans la chambre du Smith & Wesson Modèle 28. D’un mouvement du poignet, une main gauche musclée remet le barillet parfaitement huilé en place et range le revolver dans un étui au cuir ciré et patiné, mais pas longtemps. La même main le retire de l’étui à toute vitesse et le braque sur une ombre qui vient d’apparaître au fond d’un couloir du Grand Darjeeling Hotel.
- Un pas de plus et vous êtes mort, qui que vous soyez !
Pour lire la suite, il suffit de le demander gentiment sur cette page.
Et pour se mettre en ordre de cotisation avec la saison 1 c’est par ici que ça se passe.
by Baudouin Van Humbeeck on 23 août 2007
Je suis en haut de la plus haute colline des environs, je me frappe le poitrail et je pousse un cri de bête animale qui ne serait pas humaine. Pour la décence, rajoutez-moi un kilt aux effets spéciaux si ça vous chante, pendant ce temps-là, je brandis au dessus de ma tête le trophée, le glaive, la lame façon Hatori Hanzo qui va m’aider à transpercer le fantôme de la page blanche et le servir à l’apéritif façon Apéricube. Ruisselant de pluie, éclairé par le soleil qui se lève à peine, je balaye l’horizon en cinémascope à la recherche d’un Alderaan qui voudrait tâter de ma nouvelle étoile noire.

Je suis désormais en possession de « The only ways to write a story », le bouquin quasi introuvable de John Gallishaw et avec cette cartouche dans ma muselière, laissez-moi vous dire que les deux saisons qui restent de Grand Darjeeling Hotel, le nanowrimo 2007 et le reste, tout ça va envoyer du gros bois, du tilleul centenaire voire du séquoia…
Message perso à mon éditeur : profite bien de ton reste de vacances, couve bien la descendance parce qu’on va avoir du papier sur la planche dans les mois qui viennent…
by Baudouin Van Humbeeck on 17 avril 2007
Autant j’avais pu émettre vis à vis de 7ème Ciel Belgique l’une ou l’autre réserve, autant je suis enthousiaste vis à vis de Melting Pot Café. Les personnages existent, le potentiel est riche, la direction d’acteur des personnages secondaires (la black de l’ONG notamment) pourrait être plus soignée mais je fais la fine bouche… Melting Pot Café a de quoi se défendre. Mardi prochain, je serai derrière le comptoir pour une deuxième tournée. J’ai même été emmené en bateau par une fausse piste du scénario…
Au fait : vous avez remarqué quelque chose d’inhabituel à propos de la déco du café ? Réponse dans les commentaires ou dans deux semaines…
by Baudouin Van Humbeeck on 19 mars 2007
(il y au moins une lectrice qui va être bien contente que ce post soit en ligne, même si j’ai considérablement embouti la deadline. L’appétit venant en tapant sur une Logitech DiNovo Edge, vous n’êtes pas à l’abri d’un feuilleton littéraire. Be prepared…)
Anyone for tennis ?
Sur les terrains la poussière ocre vole bas, les parties vont bon train, lancées dans une course-poursuite utopique pour se terminer avant la crépuscule.
Dans la chaleur du club-house, le serveur en veste parme philosophe en essuyant les verres. Son bonheur littéraire est de courte durée : Robert Kennedy vient lui faire un bout de causette en sifflotant « Même si tu revenais ».
Le serveur lui tend un chiffon pour essuyer le sang sur veste. Pas la peine : depuis 1968, il a largement eu le temps de coaguler.
- Je vous sers quelque chose, Bob ? Martini ? Un vin blanc ?
- J’hésite.
Le client regarde un Tuc au paprika en se demandant par quel coin commencer le grignotage.
- Je sais. C’est dur de savoir ce qu’on veut hein…
Le client s’accoude sur le mahogany cuivré en grimacant.
- Un scotch, Bob ? Ca tue les microbes. Ca ne peut qu’être excellent pour ce que vous avez. Et si je puis me permettre une question, ça fait quel effet l’alcool quand on est un fantôme ?
- Pratchett. Terry Pratchett. Appelez-moi Terry.
- Terry ? Vous voulez que je vous appelle « Terry », Bob ? Vous ne préférez pas un coca ?
Aujourd’hui, je m’appelle Terry. Et j’écris des romans en anglais. J’ai toujours eu envie de ça : écrire. J’aimerais bien écrire un jour.
Le serveur évoque 42 fois les mânes de Kierkegaard et Montaigne. Il prend note d’emprunter « Servir des verres à un fantôme schizo pour les Nuls » à la Bibliothèque du club.
- Bien sûr… Terry… Où est-ce que vous allez passer vos vacances, Laurent ?
- Comment savez-vous que je m’appelle Laurent ? Un gin-tonic, Bob heu… Terry ?
- C’est comme si c’était écrit sur ton front : c’est brodé sur ta veste. Bon alors, ces vacances ?
- J’ai reçu un avis de passage. Je dois aller chercher des catalogues d’agences de voyage à la Poste. Je vais rêvasser. Je pense aller faire un peu de camping à Gergovie. Un Martini, monsieur ?
- Et sinon, ta soeur, elle bat toujours le beurre ?
- Bloody Mary ?
- Non, l’autre…
- Ah je ne sais pas, la dernière fois que je l’ai croisé, elle tentait d’ouvrir une caisse de manuels de pilotage avec un tournevis, celui à côté du coupe-ongles sur son canif. Elle fredonnait quelque chose à propos d’un orchestre à mille cordes et de tous les oiseaux du point du jour. Un Campari-Orange ?
- Avec une ferveur contagieuse, je suppose ?
- You bet !
- Et un Campari-Orange qui roule ! Coming up right now.