by Baudouin Van Humbeeck on 27 juillet 2009
…tu es le journal dans lequel j’ai appris à lire. Tu m’as accompagné pendant des années. Tu connais l’adage « qui aime bien châtie bien » ? Figure-toi que je t’aime bien…
Les chiffres de vente de la presse écrite suivent peu ou prou la même pente que les actions Fortis l’automne passé ? Pas étonnant si toutes les actions commerciales du secteur sont aussi bien torchées que ce mailing :

(PDF – full size 12 Mb)

Commençons par cet inquiétant Alzheimer : à la première ligne le système de mailing sait que je m’appelle « Monsieur ». Vient ensuite un numéro de référence poétique comme une directive européenne sur les quotas laitiers. Et deux lignes après cette formule de politesse sexuellement correcte, c’est le drame : « Chère Madame, Cher Monsieur, ». Tant qu’on y est : si la bonne vieille technique du « citer le nom de la personne dans le corps du texte » n’est pas disponible sur votre imprimante, je peux vous louer la mienne pour 27,08 euros par mois si vous voulez…

L’accident industriel survient dans le premier paragraphe du corps du texte. « votre récente demande » Quelle demande, les gars ? Sur un stand de foire ou de salon ? Via votre site web ? Par téléphone ? Télépathie ? Vous avez acheté mon nom dans un fichier ?
Toi bien ouvrir oreilles. Moi pas souviendance avoir fait demande recevoir journal pas sports Le Hodey Brothers un mois recevoir. Toi comprendre ou moi devoir expliquer différent ?
Il est parfaitement possible, avec la bonne carotte agitée sous mon nez, que j’aie accepté que mon nom et mon adresse figurent dans votre fichier. Il est totalement impossible que j’aie demandé un mois de journal en papier dans ma boîte aux lettres. Mon facteur a le dos fragile. Le Vlan suffit à recueillir mes épluchures légumières. Votre journal est périmé à la secondes où il sort de l’imprimerie, parfois même avant. Vous avez un site web. Dans un monde où l’info voyage via Twitter, qu’est-ce que je foutrais d’un abonnement à votre canard ? De plus, c’est pas comme si le mois d’août s’annonçait riche en actualité palpitante…
Lors de la réunion débriefing de cette campagne, pourriez-vous demander de ma part à l’auteur du texte pourquoi rien, mais alors là rien ne vend La Libre. Pas une ligne qui me permette de savoir que vous êtes (étiez ?) un quality paper. Vous doutez à ce point de votre avenir que vous oubliez de faire votre propre éloge ?

Last but not least, je ne sais vraiment pas quoi Penser de cette majuscule qui Apparaît en plein Milieu d’une phrase. Si vous avez une si haute idée de votre Quotidien, pourquoi essayer de le vendre d’une façon aussi pathétique ?
Chère Liliane (?) de la veille Internet de BNP-Paribas-Fortis, tu seras peut-être intéressée d’apprendre que « Fortis jusqu’au bout« , le livre de Me Modrikament a été présenté à la presse aujourd’hui par son éditeur.
Le texte est d’environ 200 000 signes et le premier tirage s’écrit avec quatre chiffres.
Une moitié de ce texte a été écrite après l’assemblée générale du 28 avril mais avant le 6 mai. Bel effort, non ? Une traduction en néerlandais est en cours. Pas la peine de se demander à voix haute ou mezzo vocce “tiens… et qui le lui a écrit ?” : c’est très officiellement que Charles Bricman assume son rôle de ghost writer.
Pour ce qui est des conséquences de l’annonce de Ping An (”tout bien réfléchi, cette idée de stand-alone, on la trouve cool”) le week-end avant cette assemblée générale et néammoins gantoise, de la façon dont Me Modrikamen parle de la vision de Didier Reynders au sujet de l’art de la négociation, de la vraie raison de la loooooongue durée de l’interruption de séance pendant l’assemblée générale du 28 avril et plein d’autres détails croustillants qui seront publiés un jour (ou pas)… you shoulda been there !
(un grand bonjour ensoleillé à la personne qui surveille chaque jour l’usage du mot-clef « Fortis » sur blogsearch.google.com. Vous avez déjà reçu du papier à lettres avec le nouvel en-tête ? Des cartes de visite ?)
Suite à ce post, un lecteur de ce blog qui a beaucoup insisté pour rester anonyme m’a fait parvenir un fichier sonore d’une bonne trentaine de secondes.
Le contenu de ce fichier serait l’ambiance sonore au pied du podium, pendant le 3ème round du match d’assemblée générale du 28 avril.
Seulement voilà : la messe semble dite, les propos et les cris sur cet enregistrement sont tenus sous le coup de l’émotion donc excessifs, donc insignifiants.
Et en plus, ils ne sont (n’étaient ?) pas très open deux-point-zéro chez Fortis :

Mais je suis certain que la nouvelle direction sera plus cool et blogo-friendly…
(edit : un grand bonjour à mes lecteurs qui y travaillent)

Agence Fortis de Schuman, 14 mai 2009, 18 h : l’identité visuelle de BNP Paribas Fortis est partiellement en place.

Bâtiment Ravenstein Rue Montagne du Parc 3, 15 mai 2009, 01h : l’identité visuelle de BNP Paribas Fortis est en cours d’installation « parce que la journée les banquiers travaillent » selon un des deux installateurs que j’ai croisé en train d’installer la nouvelle identité visuelle.

J’aurais eu une plus grande voiture et un fétichisme pour les logos de banque, je crois que j’aurais embarqué ceci :

by admin on 28 avril 2009
Pendant une des suspensions de séance, autour d’un café dans l’espace catering et traiteur de Flanders Expo, j’ai eu le temps et l’occasion de poser deux questions à Pierre Nothomb :
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
by admin on 28 avril 2009
Les îles Cayman (Il n’existe pas d’impôt sur les sociétés aux îles Caïmans) n’étaient pas là à l’AG de Fortis à Flanders Expo ce 28 avril, mais on a beaucoup parlé d’un hedge fund qui y serait basé, qui serait proche de BNP Paribas et qui aurait eu plus de droits de vote que moi (j’étais mandaté par mes parents). Disons que je réprésentais moins de 170 millions d’actions.
( le post avec les images )
Par moment, l’ambiance était à la prise de la Bastille. L’AG de ce 28 avril doit etre un de rares endroits dans lesquels on peut entendre “Respectez la démocratie : fermez-là” sans qu’il y aie la moindre ironie dans l’intention de la personne qui prononce ces paroles.
Le public dans la salle était calme jusqu’à ce que Pierre Nothomb de Déminor apparaisse derrière le micro numéro 1 pour la première question. Quand Modrikamen apparait derrière le micro numéro 3, C’est presque comme si Robbie Williams venait de débarque au gouter d’anniversaire de sa plus grande fan.
Les duettistes ont mis la salle dans leur poche en leur demandant de se manifester d’une façon très simple en se levant et en refusant de s’asseoir tant qu’un point de procédure ne sera pas réglé. Ils ont soufflé sur des braises qui ne demandaient qu’à s’enflammer sans mettre le feu à la baraque : un numéro de corde raide.
Au pied du podium est arrivé progressivement un triple rideau défensif composé d’une première couche d’hotesses en tailleur et derrière elles d’une couche de sécurity men moins souriants. Dernière couche : un rideau de plantes vertes.
Il fallait bien ça : des pièces de monnaie, un journal et au moins une chaussure ont volé vers le podium. Les actinnaires au pied du podium étaient chauffés à blanc juste ce qu’il faut : sans le rideau défensif, je ne sais honnetement pas si l’intégrité physique de tout le monde aurait été respectée.
Bilan personnel : il est urgent que mon eeePC fasse ami-ami avec son modem 3G pour pouvoir être connecté : la connection au wi-fi a été problématiques. Pour les prochaines expéditions, les quelques grammes d’un chargeur Nokia ne sont pas trop lourds dans la besace.
by admin on 28 avril 2009
Bienvenue à l’assemblée générale qui a peut-être bien décidé de fourguer Fortis à BNP Paribas. Tout commence par un exemplaire au choix de l’Echo ou du Tijd du jour. Le post « texte ».

Devant Flanders Expo, le Pvda manifeste de façon ludique. Ou presciente…

Traduction simultanée et machine à voter :

Le PVDA, très généreux, distribue des billets de banque. Quelqu’un veut 500 euros à prêter ?

Un membre du camp du non qui avait décidé de ne pas passer inaperçue et un jouet nommé Didier Reynders :

A la sortie, je me suis fait interviewer par l’agence de presse chinoise Xin Hua. Je n’ose pas imaginer combien de millions de personnes vont voir les images.

L’exemplaire du code des sociétés qui a servi à Modrikamen pour contester à Fortis le droit de faire voter des actions qui appartiennent à un hedge fund basé dans les îles Cayman (If I remember correctly).

Modrikamen en train de ne pas prononcer la phrase « j’adore qu’un plan se déroule sans accrocs ». Mais peut-être en train de la penser :
