Je n’écrirai pas son nom

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Y a un gars, pas la peine de citer son nom, il commence un nouveau job ce 20 janvier. C’est un job assez cool : tu voyages dans un bel avion. Le bureau est spacieux et bien situé dans une capitale. Y a un gars en permanence à proximité si jamais, de mauvaise un lundi matin, tu décides de passer tes nerfs sur un pays ou deux en les vitrifiant pour les siècles des siècles.

Ca gars, je vais passer toute la durée de son mandat à ne pas employer son nom sur les réseaux sociaux. Il aime son nom au point d’en faire une marque. Je le soupçonne d’être accro au rush de dopamine chaque fois qu’un de ses cent-quarante-caractères-maximum fait des ronds dans l’eau jusqu’à la réalité matérielle.

Je vais passer quatre ans à ne pas citer son nom, à donner le moins d’écho possible quand il prendra une décision que je trouve aberrante. Je vais le priver de mon attention. C’est tout ce que j’ai trouvé, à mon échelle.

Et toi, tu comptes lui donner quelle attention à ce gars ?

L’année de la tendinite

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L’année de la moignette. L’année de la pneumonie. L’année du déménagement. L’année où je devais passer par Maelbeek vers 10 h 30 mais finalement pas. L’année où Denis Meyers a peint quelques mètres carrés. L’année de la performance japonaise. L’année des boites aux lettres. L’année du 85% de Saint-Gilles. L’année de l’ambassadeur de Slovaquie à 6 h du matin. L’année du parc à conteneurs. L’année où j’ai été exposé à Bozar. L’année de pas assez de faïence. L’année du facetime cadré aux épaules. L’année où le mot « kinesiologie » m’a fait hausser les sourcils. L’année où je n’ai pas trouvé de boules à croquettes qui intéresse Pitichat.

10 ans sur Twitter

Le 23 décembre 2006, sans très bien comprendre ce que je faisais, sans la moindre idée des conséquences, je créais un compte sur un nouveau site appelé Twitter. 10 ans et 62 425 tweets plus tard, petit bilan en dix fois 140 caractères maximum.

  1. Être influent est une question de point de vue et n’apporte pas automatiquement amour, mariage, retour de l’être aimé, prospérité ;
  2. Les live-tweets à ne pas manquer : eurovision, élection de miss, remises de récompenses, sport en direct ;
  3. 140 caractères c’est bien suffisant, je n’ai quasi jamais recours aux abréviations ;
  4. Comme il y a 10 ans, je n’ai aucune idée sur ce qui pourrait rendre Twitter rentable un jour ;
  5. Sans Twitter, je ne vois pas comment j’aurais pu interagir avec Boy George ou discuter avec Phlippe Labro ;
  6. Twitter (et Facebook) a asséché la blogosphère. Pour ouvrir son clapet, c’est direction/richting les raisins soucieux ;
  7. Ce qui manque à Twitter : une réaction rapide pour expulser les trolls, les populistes, etc. ;
  8. Twitter c’est pas seulement du virtuel. Ça peut avoir de l’effet sur une porte d’appartement par exemple.
  9. Est-ce qu’il n’y a que des gens avec toutes leurs frites dans le même sachet sur Twitter ? Clairement non ;
  10. Last but not least sans Twitter je n’aurais pas fait des rencontres humaines fabuleuses. Surtout toi.